
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'exprimant lors d'un rassemblement à Téhéran, le 17 janvier 2026. © Le Bureau du guide suprême iranien, via Reuters
Le président iranien Massoud Pezeshkian a menacé, dimanche 18 janvier, Washington de "réponse sévère" en cas de frappes américaines, alors que plus de 5 000 personnes ont été tuées dans les manifestations qui ont secoué la République islamique, selon un responsable iranien.
Massoud Pezeshkian, a averti sur X que la réponse de Téhéran "à n'importe quelle agression injuste serait sévère et regrettable", ajoutant qu'une attaque contre le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, "équivaudrait à
une guerre totale contre la nation".
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Les manifestations ont éclaté le 28 décembre en raison de l'inflation galopante en Iran, dont l'économie est paralysée par
les sanctions, devenant par la suite l'un des plus importants mouvements de contestation que le régime islamique ait connu depuis la révolution de 1979 qui l'a conduit au pouvoir.
Donald Trump a brandi la menace d'une "action très forte" des États-Unis en cas d'exécution par l'Iran de manifestants. Téhéran a annoncé dimanche que des exécutions de personnes détenues à la suite des manifestations pourraient avoir lieu.
Le porte-parole de la justice iranienne Asghar Jahangir a dit lors d'une conférence de presse dimanche que "des actions ont été identifiés comme Mohareb, qui fait partie des punitions les plus sévères dans l'Islam".
Mohareb, un terme juridique de l'islam qui signifie mener une guerre contre Dieu, est punissable de la peine de mort, selon la loi iranienne.
L'ayatollah Ali Khamenei a accusé samedi le président américain d'être responsable de la mort de "plusieurs milliers" de personnes durant les manifestations. De son côté, Donald Trump a déclaré dans une interview accordée dimanche à Politico qu'il "était temps de chercher une nouvelle gouvernance en Iran".
Avec Reuters
