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La France annonce l'ouverture d'un consulat au Groenland le 6 février
La France va ouvrir un consulat au Groenland le 6 février, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, un "signal politique" alors que ce territoire autonome danois est convoité par le président américain Donald Trump.
Nuuk, la capitale du Groenland, le 13 janvier 2026. © Evgeniy Maloletka, AP

La France va ouvrir un consulat au Groenland. L'annonce a été faite, mercredi 14 janvier, par le chef de la diplomatie française, qui évoque un "signal politique" alors que le président américain Donald Trump lorgne sérieusement sur ce territoire autonome danois.

La décision d'y ouvrir un consulat avait été prise l'été dernier, lorsque le président Emmanuel Macron s'y était rendu, a rappelé Jean-Noël Barrot sur RTL. "Je m'y suis rendu pour ma part à la fin du mois d'août pour préfigurer ce consulat qui sera installé le 6 février", a-t-il ajouté. "C'est un signal politique qui s'associe à une volonté d'être plus présent au Groenland, y compris dans le domaine scientifique."

Il a enfin martelé que le Groenland n'était pas à vendre.

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La France annonce l'ouverture d'un consulat au Groenland le 6 février
© France 24
01:48

"Le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné, nié, ni être intégré par les États-Unis. Le Groenland a fait le choix du Danemark, le choix de l'Otan et le choix de l'Union", a-t-il également commenté.

Les chefs des diplomaties danoise et groenlandaise à la Maison Blanche

"S'il s'agit de s'en emparer autrement qu'en achetant le Groenland, bien évidemment, ça paraît évidemment très incongru parce que pour un membre de l'Otan, cette alliance de sécurité qui, depuis presque 80 ans, associe l'Amérique du Nord avec l'Europe, s'en prendre à un autre membre de l'Otan, ça n'aurait aucun sens, ce serait contraire même aux intérêts des États-Unis", a-t-il dit. "Ce chantage doit naturellement cesser."

Ces propos interviennent alors que les chefs des diplomaties danoise et groenlandaise sont attendus mercredi à la Maison Blanche pour un entretien sous haute tension visant à désamorcer la crise autour du Groenland.

Depuis son retour au pouvoir, il y a près d'un an, le président américain évoque régulièrement la possibilité de prendre le contrôle de cette immense île arctique, stratégique mais peu peuplée.

Ses menaces ont redoublé depuis la capture début janvier du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, avait sollicité cet entretien avec le secrétaire d'État, Marco Rubio. La réunion aura finalement lieu à la Maison Blanche, le vice-président, J. D. Vance, ayant demandé à y participer.

Avec AFP