
Des membres de la Défense civile syrienne aident une femme déplacée ayant fui les quartiers kurdes d'Alep, encerclés par l'armée, le 8 janvier 2026. © Omar Haj Kadour, AFP
La Turquie s'est dite disposée, jeudi 8 janvier, à "soutenir" l'armée syrienne dans son "opération antiterroriste" contre les combattants kurdes à Alep, a indiqué le ministère turc de la Défense, au troisième jour des violences dans la grande ville du nord de la Syrie.
"Si la Syrie sollicite notre assistance, la Turquie lui apportera le soutien nécessaire", a indiqué le ministère turc, alors que les autorités syriennes ont autorisé les civils à sortir, jeudi matin, de deux quartiers kurdes d'Alep avant de reprendre le bombardement de ces zones encerclées par l'armée.
Mercredi, des milliers de civils avaient déjà fui les deux quartiers kurdes de Cheikh Maqsoud et Achrafieh en empruntant deux "couloirs humanitaires" mis en place par l'armée, avant que ces zones soient pilonnées.
"La sécurité de la Syrie est notre sécurité"
Le ministère turc de la Défense, qui affirme que les combats sont menés jusqu'ici "intégralement par l'armée syrienne", a prévenu que "la sécurité de la Syrie est notre sécurité".
Les affrontements qui ont éclaté mardi, les plus graves à Alep entre les forces gouvernementales et les combattants kurdes, ont fait à ce stade 17 morts dont 16 civils, selon la Défense civile syrienne.
Ils interviennent alors que le pouvoir syrien et les forces kurdes ont échoué jusqu'à présent à appliquer un accord signé en mars et prévoyant l'intégration des institutions de l'administration autonome kurde du nord du pays au sein du nouvel État syrien.
La Turquie, qui possède une frontière de plus de 900 km avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d'envergure contre les combattants kurdes.
Avec AFP
