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RéessayerKaja Kallas tente de calmer les remous suscités par la publication de la nouvelle stratégie de sécurité américaine, résolument nationaliste, anticipant l'"effacement civilisationnel" de l'Europe. Les États-Unis restent "le plus grand allié" de l'Union européenne, a affirmé samedi 6 décembre la cheffe de la diplomatie européenne.
"Bien sûr, il y a beaucoup de critiques, mais je pense que certaines d'entre elles sont également fondées", a déclaré Kaja Kallas, interrogée sur ce document lors d'une conférence à Doha, au Qatar.
"Les États-Unis restent notre plus grand allié (...) nous n'avons pas toujours été d'accord sur différents sujets, mais je pense que le principe général reste le même. Nous sommes les plus grands alliés et nous devons rester unis", a-t-elle ajouté.
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"L'effacement civilisationnel" de l'Europe
L'administration Trump a publié vendredi un document qui redéfinit sa "Stratégie de sécurité nationale" en ligne avec l'approche du président américain consistant à mettre "l'Amérique d'abord".
Le document s'en prend vivement aux Européens, soutenant les affirmations de l'extrême droite selon lesquelles le Vieux continent est confronté à un "effacement civilisationnel" dû à l'immigration. Il met aussi en cause "son obsession infructueuse pour l'asphyxie réglementaire".
L'administration Trump dénonce aussi pêle-mêle les décisions européennes qui "sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des tensions, la censure de la liberté d'expression et la répression de l'opposition politique, la chute des taux de natalité, ainsi que la perte des identités nationales."
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Pas d'élargissement de l'Otan
Le document promet également qu'il n'y aura pas d'élargissement de l'Otan, anéantissant une fois de plus les espoirs de l'Ukraine qui subit l'invasion russe.
"L'Europe a sous-estimé son propre pouvoir. Vis-à-vis de la Russie, par exemple (...) nous devrions avoir davantage confiance en nous", a affirmé Kaja Kallas.
D'autres leaders européens ont eux aussi réagi au document américain. Le ministre des Affaires étrangères allemand Johann Wadephul, a affirmé que l'Allemagne n'avait pas besoin de "conseils venant de l'extérieur", sur "la liberté d'expression" ou "l'organisation des sociétés libres".
Un texte "inacceptable et dangereux"
"Cette administration Trump est un ennemi de l'Europe. Nous devons cesser de nous comporter en ami avec elle", a réagi vendredi l'eurodéputée Valérie Hayer. "Ce document est inacceptable et dangereux. L'administration Trump n'a pas à se mêler de nos politiques intérieures", a estimé cette élue française sur X.
"Ne disons pas aux autres peuples comment ils devraient vivre et n'acceptons pas qu'on nous fasse la leçon", a renchéri la vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen, Nathalie Loiseau (Renew Europe).
"Il n'y a pas d'autre réponse possible que de créer les conditions d'une véritable autonomie stratégique et de construire une Europe puissante, qui ne se laisse dicter par personne ses choix de société", a-t-elle ajouté dans une réaction à l'AFP.
Avec AFP
