À la Une du mercredi 25 septembre, la position très critique de Washington vis-à-vis des bombardements israéliens, les premières tensions dans le gouvernement Barnier et un visiteur de l'espace attendu dans les prochains jours.
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Mais où sont passés les États-Unis ? Après le dernier discours de Joe Biden, hier, devant l’Assemblée générale de l’ONU, avant son départ de la Maison blanche en janvier prochain, la presse libanaise se montre critique. L'Orient-Le Jour s'interroge sur le "silence approbateur de Washington" vis-à-vis des bombardements israéliens. Contrairement aux différentes tensions régionales recensées depuis le 7 octobre, écrit le journal, l’allié américain n’a, cette fois-ci, "pas lancé de grandes tractations diplomatiques" pour mettre fin à l'escalade. "Comment un groupe de personnes qui ont décrypté la psychologie de Poutine aussi facilement ont-ils pu être ce point manipulés par B. Netanyahou ?", se demande le quotidien israélien, Haaretz. Il reproche à Washington son "exaspération un peu tardive" et rappelle qu’à l’aune de l’élection présidentielle du 5 novembre, le dossier du Proche-Orient peut vite se transformer en bourbier pour le camp démocrate. Et si la guerre profitait surtout à Netanyahou ? C’est la thèse défendue par The Guardian : "la vérité est simplissime : le chef du gouvernement israélien a besoin de guerres pour rester au pouvoir. Et tant pis pour les victimes innocentes". "Faites que la guerre s'arrête", implorent à la Une de Libération, les Libanais qui ont fui par milliers.
À peine nommé, le nouveau gouvernement Barnier subit déjà des couacs et a dû rappeler à l’ordre ses ministres. "Premières dissonances", titre Le Monde. En 24 heures, deux petits faits ont agité la sphère politique française. Entre le ministre de l'Intérieur et son homologue de la Justice, ce n'est pas la franche camaraderie, rappelle Libération. Tout les oppose sur le plan politique. Mais quand le conservateur Bruno Retailleau critique le laxisme de la justice, son homologue de gauche, Didier Migaud n’hésite pas à lui envoyer des piques par médias interposés. À tel point que le Premier ministre, Michel Barnier, a été obligé de sonner la fin de la partie, explique Le Figaro. C’est raté selon le quotidien de droite qui fait, aussi, état du recadrage du ministre de l’Économie après ses propos excluants le Rassemblement national (RN) de l’arc républicain. Tollé à l’extrême droite écrit L’Opinion qui fait état d’un coup de fil houleux entre Marine Le Pen et Michel Barnier. La première agitant la menace de la censure, obligeant le second à s’excuser platement.
Un astéroïde va "visiter" la Terre à partir du 29 novembre. De la taille d'un bus, Courrier International raconte que l'astre céleste sera "capturé" par la gravité terrestre et tournera autour de la planète bleue pendant environ deux mois. El Pais ironise en évoquant "2 lunes" orbitant dans notre ciel, sur cette période. Mais pour voir le (tout) petit frère de notre vieille lune, il faudra être équipé d’un télescope professionnel. Ensuite, ce visiteur spatial repartira vers des contrées lointaines et inexplorées.