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JO 2024 : comment une entorse nous a fait tester le service médical au château de Versailles
De notre envoyée spéciale. – Le métier de journaliste réserve parfois quelques frayeurs. Notre envoyée spéciale s'est légèrement blessée, lundi, en couvrant l'épreuve d'équitation à Versailles. Une mésaventure qui lui a permis de découvrir les services de santé présents sur les sites de compétition olympique. Récit.
JO 2024 : comment une entorse nous a fait tester le service médical au château de Versailles

Lors de chacune de mes visites au château de Versailles, la même magie opère. Ce lieu me laisse à chaque fois sans voix face à tant de beauté. À l'occasion des Jeux olympiques de Paris, je ne pouvais pas manquer de m'y rendre pour assister à la compétition d'équitation organisée dans ce cadre grandiose.

Mais pour s'y rendre, il faut faire quelques efforts : le RER jusqu'à la station Versailles-Rive Gauche, puis la navette mise en place par la RATP, et enfin un long trajet à pied, dans les bois, pour arriver jusqu'au site des épreuves.

Certainement sous le coup de l'émotion, je n'ai pas vu l'un des trous qui parsèment le chemin de terre. Ma cheville s'est tordue et je suis tombée sous les yeux de centaines de spectateurs, qui faisaient la queue pour assister au concours d'obstacles, dernière épreuve du concours complet.

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Les nombreux bénévoles présents sur le site m'ont diriger vers l'un des centres médicaux installé sur place à l'occasion des Jeux olympiques. Deux jeunes secouristes, membres de la Croix blanche, m'ont rapidement pris en charge.

Ces jeunes filles se sont portées volontaires pour s'occuper d'éventuels blessés ou malades parmi les spectateurs. Ils sont au total 8 000 secouristes à être déployés pendant les Jeux olympiques, ainsi que 3 000 professionnels de santé. Sous une grande tente, je suis surprise par l'équipement. Tout y est : bandages, défibrillateur, kit d'intubation, bombonnes d'oxygène. "Nous savons nous servir de tout ce qui est nécessaire, mais nous ne savons pas forcément où tout cela est rangé !", me confie l'une d'entre elles avant de poser de la glace sur ma cheville douloureuse. 

Vont-elles pouvoir assister aux épreuves? "Nous n'avons pas de pause, mais on va faire des rotations, donc on pourra aller jeter un coup d'œil", m'explique sa jeune collègue qui aurait rêvé d'être sur le site de gymnastique pour voir les exploits de Simone Biles.

Une médecin prend ensuite le relais et m'annonce le verdict. J'en suis quitte pour une bonne entorse. Heureusement, le site olympique de Versailles compte aussi des kinésithérapeutes et des médecins du sport. C'est donc dans une voiturette que je suis dirigée vers le centre médical des athlètes !

Une clinique temporaire

Celui-ci se trouve à l'abri des regards, tout près des écuries. Les chevaux bénéficient eux aussi de leur propre service de soins. Une clinique temporaire a même été mise en place pour les équidés avec quatre boxes d’hospitalisation et trois salles de consultation, le tout supervisé par 80 vétérinaires.

Dans la tente pour "les humains", un médecin du sport s'occupe de mon cas. Il est venu tout spécialement du Nord de la France pour les JO. "J'étais déployé les derniers jours sur d'autres sites comme le Parc de Princes pour le football ou les Invalides pour le tir à l'arc, mais on m'a envoyé ici aujourd'hui car il y avait plus de besoin", m'explique-t-il, sans savoir où il sera détaché pour le reste de la semaine. "Je ne pouvais pas manquer un tel événement", me confie cet homme qui a l'habitude de s'occuper d'athlètes lors de compétitions.

Le médecin s'occupe de moi comme s'il prenait en charge un champion. D'une voix rassurante, il me dit que cela devrait aller. Pas de fracture. Mes Jeux olympiques journalistiques ne s'arrêtent pas sur ce chemin de terre du château de Versailles... Munie d'un strap et d'une ordonnance pour une attelle, je vais pouvoir continuer à couvrir les JO pour France 24. Il reste encore deux semaines de compétition à tenir !

JO 2024 : comment une entorse nous a fait tester le service médical au château de Versailles