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Israël : trois blessés par balles à Tel-Aviv, l'auteur de l'attaque abattu par la police

Trois personnes ont été blessées par balles jeudi soir en plein centre de Tel-Aviv, dans une attaque qualifiée de "grave attentat" par le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir. Ce dernier a précisé que la police "a éliminé le terroriste odieux et a sauvé de nombreuses vies".

Trois personnes ont été blessées lors d'une fusillade à Tel-Aviv, en Israël, jeudi 9 mars, dans un "attentat terroriste" dont l'auteur a été abattu, selon les autorités israéliennes.

Les tirs ont eu lieu sur l'avenue Dizengoff, prisée des noctambules, en plein centre de Tel-Aviv – où un attentat palestinien avait fait trois morts en avril 2022 –, alors que des opposants au projet de réforme judiciaire du gouvernement manifestaient ailleurs dans la ville.

Dans la soirée, un porte-parole de la police israélienne a affirmé que l'un des blessés était décédé avant de revenir sur ses propos et de confirmer le bilan de trois blessés.

"Grave attentat à Tel-Aviv [...], je félicite le policier qui, dans un acte courageux, a éliminé le terroriste odieux et a sauvé de nombreuses vies", a déclaré ensuite le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, selon un communiqué publié par son bureau.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en visite officielle à Rome, a souhaité "un prompt rétablissement aux blessés", dans une brève intervention télévisée. La police n'a pas publié l'identité de l'auteur des tirs.

Sans revendiquer l'attentat, le Jihad islamique palestinien a publié un communiqué voyant dans l'"opération de Tel-Aviv [...] une réponse naturelle aux crimes de l'occupation".

Joint au téléphone par l'AFP à Nilin, ville palestinienne près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, Salah Khawaja a dit avoir appris par les réseaux sociaux que son fils Motaz Khawajah, 23 ans, connu comme un sympathisant du Hamas, était l'auteur de l'attentat. Une cérémonie de condoléances a débuté dans cette ville, selon un voisin.

Interrogé sur ce qu'il ressentait, Salah Khawajah a déclaré : "Je pense que c'est une réaction normale pour tout jeune qui voit chaque jour l'injustice et les meurtres commis par l'armée israélienne." Il a précisé que son fils était célibataire et gérant de boutique à Nilin.

La France a condamné cette attaque "avec la plus grande fermeté".

Un climat de regain marqué des violences

L'attentat survient dans un climat de violences liées au conflit israélo-palestinien depuis l'entrée en fonctions fin décembre d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire d'Israël, sous la conduite de Benjamin Netanyahu.

Trois Palestiniens armés, parmi lesquels deux combattants du Jihad islamique, ont été tués jeudi matin lors d'une opération militaire israélienne dans le nord de la Cisjordanie occupée. Le Jihad islamique et le Hamas, autre mouvement islamiste palestinien, ont promis de venger leurs morts.

Mardi déjà, plusieurs groupes armés palestiniens avaient appelé à venger la mort de six Palestiniens (parmi lesquels l'auteur d'une attaque fatale à deux Israéliens fin février, et au moins trois autres combattants) tués lors d'un raid de l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie.

Au cours d'une brève visite à Tel-Aviv jeudi, le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, a plaidé pour une "désescalade" alors que les appels au calme à répétition de l'ONU retentissent dans le désert.

Depuis le début de l'année, le conflit israélo-palestinien a coûté la vie à 76 Palestiniens (parmi lesquels des membres de groupes armés et des civils, dont des mineurs), 12 civils (dont trois mineurs) et un policier israéliens, ainsi qu'une Ukrainienne, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de sources officielles israéliennes et palestiniennes.

Avec AFP