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Pour leur première rencontre depuis la guerre en Iran, Trump et Netanyahu veulent afficher l'unité
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump à Washington. Malgré des tensions apparues ces derniers mois, les deux dirigeants entendent afficher leur unité. L'Iran, Gaza et le Liban seront au cœur de discussions déterminantes pour l'avenir de la région.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump. © AFP (archive)

Première rencontre depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Benjamin Netanyahu est attendu mardi 28 juillet à Washington par Donald Trump. Elle leur offre l'occasion d'apaiser les tensions qui pèsent sur leurs relations.

Ces derniers mois, des désaccords sont apparus entre le Premier ministre israélien et le chef d'État américain. Ces divergences entre alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.

L'Iran, au cœur des discussions

Israël, qui avait lancé conjointement avec les États-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements.

Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré Benjamin Netanyahu avant son départ d'Israël lundi.

Pour leur première rencontre depuis la guerre en Iran, Trump et Netanyahu veulent afficher l'unité
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tient une conférence de presse à Jérusalem, le 15 juin 2026 © RONEN ZVULUN / POOL/AFP/Archives

"Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous", a-t-il ajouté.

Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview.

Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre.

Une rencontre pour afficher l'unité

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en œuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des États-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain.

Pour leur première rencontre depuis la guerre en Iran, Trump et Netanyahu veulent afficher l'unité
Nabatiyé, dans le sud du Liban, après une explosion dans le village de Kfar Tebnit, le 21 juillet 2026. © Abbas Fakih, AFP

Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël.

La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l'armée israélienne disant viser des combattants.

Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations.

"L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les États-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux.

Pour leur première rencontre depuis la guerre en Iran, Trump et Netanyahu veulent afficher l'unité
Le président américain Donald Trump parle à la presse dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 24 juillet 2026 © Mandel NGAN / AFP/Archives

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

Des annonce sur Gaza ?

Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza).

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza.

Avec AFP