Plus de 130 civils ont été tués au cours des trois derniers jours dans des localités voisines dans le centre du Mali, lors d'attaques attribuées à des jihadistes, a-t-on appris lundi auprès d'élus locaux et d'un haut responsable de l'administration.
Des élus locaux et un haut responsable de l'administration ont annoncé, lundi 20 juin, que plus de 130 civils ont été tués au cours des trois derniers jours dans des localités voisines dans le centre du Mali, lors d'attaques attribuées à des jihadistes.
Le bilan des attaques perpétrées dans la nuit de samedi à dimanche à Diallassagou et dans deux autres localités du cercle de Bankass "fait état de 132 civils froidement tués par les combattants de la Katiba du Macina de Amadou Kouffa", organisation affiliée à Al-Qaïda, a rapporté le gouvernement dans un communiqué.
La situation sur place donnait lieu à des informations contradictoires, un élu s'exprimant sous le couvert de l'anonymat pour des raisons de sécurité rapportant que les violences se poursuivaient, un autre à Bamako, Nouhoum Togo, indiquant que l'armée régulière avait pu se rendre sur place, ce qui avait permis de dénombrer les morts.
Série de massacres
Nouhoum Togo a fait état sur les réseaux sociaux d'un nombre de victimes encore bien plus élevé.
Au lendemain de ce massacre, la France a condamné ce carnages de civils, l'un des pires au Mali, pays où la France est en train de se retirer militairement.
"La France condamne avec la plus grande fermeté les massacres contre les populations civiles survenues dans le cercle de Bankass dans la nuit du 18 au 19 juin", selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères.
Dans sa déclaration, le Quai d'Orsay s'inquiète également de "l'intensification des attaques contre les populations civiles ces derniers mois" au Mali.
Le Mali et le Sahel central sont confrontés depuis des mois à une succession de massacres de civils imputés aux jihadistes.
Le Mali est plongé dans une profonde crise sécuritaire, politique et humanitaire depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012. La propagation jihadiste a gagné le centre et les pays voisins, Burkina Faso et Niger. S'y ajoutent les violences intercommunautaires et crapuleuses.
Avec AFP