
À la une de la presse, ce jeudi 2 septembre, la loi controversée sur l'avortement au Texas crée des remous dans la presse américaine, le sort réservé aux réfugiés afghans dans l'UE vu par les journaux européens et la rentrée des classes en France, entre inquiétude et joie de retrouver les bancs de l'école.
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Il s’agit de l'une des lois les plus restrictives en matière d’avortement jamais votée au États Unis depuis 1973 et l’arrêt Roe Vs Wade qui autorisait l’interruption volontaire de grossesse dans le pays. Au Texas, il ne sera plus possible d’avorter au-delà de 6 semaines, même en cas de viol ou d’inceste. Beaucoup se disent inquiets d’une dérive autoritaire à l’image de cette médecin qui témoigne dans le Houston Chronicle. "J’ai peur maintenant pour mes patientes", dit-elle. D’après le planning familial local, au Texas, 85 % des femmes avortent en général au-delà de 6 semaines. L'arrêt de la Cour Suprême autorise, lui, l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse.
Mais si la décision de la Cour fait référence, comment cette loi peut-elle être appliquée ? Selon le texte, ce sont aux citoyens d'appliquer la loi et non aux autorités. L'État encourage la population à porter plainte au civil contre une organisation ou une personne qui aiderait une femme à avorter, le texte prévoyant que les citoyens qui engageront des poursuites perçoivent au moins 10 000 dollars de "dédommagement" en cas de condamnation
Un appel à la délation dénoncée par le New York Times. L'article critique la dérive d’un Parti Républicain de plus en plus radical. "Après les théories complotistes sur les supposées fraudes à l’élection présidentielle et l’assaut du Capitole en janvier", c’est un nouvel exemple de la stratégie républicaine qui est montré ici : "harceler ses ennemis" coûte que coûte, dans un contexte où le débat n’est plus possible..
L'Union européenne va-t-elle accueillir à bras ouvert les réfugiés afghans qui pourraient arriver à ses portes dans les mois qui viennent ? "Pas question de revivre le cauchemar de 2015", ironise Jean Quatremer dans Libération. Il critique les premières conclusions émises par des dirigeants européens, à savoir endiguer une possible vague migratoire venue d’Afghanistan après l'afflux de réfugiés syriens à l'automne 2015 qui fuyaient leur pays en guerre. Les partenaires européens ont proposé de financer les pays voisins de l'Afghanistan pour faciliter l'accueil des Afghans.
La ville de Leicester, ville située en plein cœur de l'Angleterre, se prépare, elle, à accueillir des "milliers" de réfugiés afghans. Dans le journal local, le Leicester Mercury, le maire Sir Peter Soulsby parle de sa "fierté" d’offrir un sanctuaire à des personnes dans le besoin.
En France, les vacances sont terminées. L'heure de la rentrée des classes a sonné et 12 millions d’élèves reprennent, jeudi 2 septembre, le chemin de l’école. Avec pour les parents, "La grande interrogation", qui figure à la une de Libération : dans quelles conditions vont se dérouler les cours après une année scolaire marquée par la pandémie ? Le quotidien relaie d’une part les inquiétudes de parents désespérés de voir un protocole sanitaire qu’ils jugent trop faible et d’autre part, ceux qui craignent une discrimination des élèves non vaccinés chez les 12-17 ans.
À la une de Libération ce jeudi :
✏️ Rentrée scolaire : la grande interrogation
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En football, l'équipe de France a manqué son retour sur les terrains. "La rentrée, c'est nul", titre L'Équipe, suite au match nul (1-1) face à la Bosnie-Herzégovine dans le cadre des qualifications pour le Mondial-2022 au Qatar. Les attentes étaient pourtant grandes après le raté des Bleus à l'Euro 2021.