
Les pratiques frauduleuses de la classe politique sont estimées à plus de 4 milliards d'euros, selon une enquête menée par le quotidien espagnol "El Mundo". L'étude fait suite à une série de scandales et d'arrestations ces dernières semaines.
REUTERS - A en croire dimanche le journal El Mundo, le coût du blanchiment d'argent, des pots-de-vin, de la fraude fiscale et autres pratiques frauduleuses de la classe politique espagnole atteint 4,2 milliards d'euros.
El Mundo précise que son calcul est basé sur des documents judiciaires et des enquêtes portant sur 28 des plus grandes affaires ayant défrayé la chronique dans ce pays.
"La véritable facture est, sans l'ombre d'un doute, beaucoup plus lourde que cette estimation. Selon un sondage effectué auprès de nos lecteurs, 89% d'entre eux pensent que leurs propres élus locaux sont corrompus à des degrés divers", écrit
le journal dans un éditorial.
L'enquête d'El Mundo fait suite à une série de scandales et d'arrestations ces dernières semaines qui ont miné la confiance des Espagnols dans leurs dirigeants élus.
Vendredi, le n°2 du Parti populaire (opposition de droite) a dû présenter ses excuses pour une série de cas de corruption qui ont fait chuter sa popularité dans les sondages.
Ce jour-là, cinq responsables politiques catalans, dont un maire socialiste, avaient écopé de peines de prison pour toute une série de cas de corruption.
Bien que la corruption touche toutes les formations de l'éventail politique, le PP est le parti le plus concerné, selon un sondage du quotidien El Pais.
En cas d'élections législatives aujourd'hui, le PSOE du président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero l'emporterait de peu sur le PP, révèle cette étude d'El Pais portant sur un échantillon représentatif de 501 personnes.
Il y a un mois, le même sondage donnait Zapatero très largement vainqueur.