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Le procès Clearstream reprend, ce lundi, avec l'audition de l'ex-patron des Renseignements généraux, Yves Bertrand. Appelé en tant que témoin, il affirme ne pas connaître Imad Lahoud qui, lui, déclare avoir agi depuis son bureau.
AFP - Yves Bertrand a assuré lundi qu'il n'avait "jamais rencontré" Imad Lahoud, contrairement à ce qu'affirme ce prévenu qui assure avoir ajouté le nom de Nicolas Sarkozy aux listings Clearstream dans le bureau de l'ancien patron des RG, en présence de Jean-Louis Gergorin.
"C'est une fable totale et rocambolesque. (...) Je n'ai jamais rencontré Lahoud ni dans mon bureau ni ailleurs et je le souligne avec force", a tonné le retraité, dont les carnets ont défrayé la chronique.
Selon M. Lahoud, cette rencontre aurait eu lieu "en mars 2004, alors que je suis parti en retraite en janvier", s'est étonné Yves Bertrand.
De son côté, Imad Lahoud, que l'on soupçonne d'avoir falsifié les listings Clearstream, a "confirmé" sa version, disant même avoir rencontré "trois fois" M. Bertrand là où ce dernier dit ne pas le connaître.
Cette réunion s'est déroulée "en présence de M. Bertrand et de M. Gergorin (l'ancien vice-président d'EADS, ndlr), nous étions tous les trois, ça a duré 15-20 minutes", a soutenu l'agrégé de mathématiques.
"J'infirme totalement les propos de M. Lahoud, je ne l'ai jamais rencontré ni dans mon bureau ni ailleurs et n'ai jamais ajouté des noms en sa compagnie sur les faux listings", a répondu Yves Bertrand.
"Je ne suis jamais allé ni seul ni accompagné d'Imad Lahoud dans le bureau d'Yves Bertrand que je vois pour la première fois aujourd'hui", a renchéri M. Gergorin.
Interrogé par le président Dominique Pauthe, Yves Bertrand a par ailleurs réaffirmé n'avoir jamais entendu parler de l'affaire Cleastream avant qu'elle ne sorte dans les médias en juillet 2004.
"Dans cette affaire, tout est de bric et de broc, on se dirait dans le film Louis la Brocante", s'est amusé l'ancien patron des RG.