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Ligue 1 : le match d'ouverture chamboulé après 4 cas de Covid-19 confirmés à l'OM

La Ligue 1 a été contrainte, mardi, de chambouler en urgence son affiche inaugurale, avançant Bordeaux-Nantes à vendredi en lieu et place du déplacement de Saint-Étienne à Marseille, après quatre cas de contamination au Covid-19 parmi les joueurs de l'OM.

Énième bouleversement au sein du programme de la Ligue 1 : la rencontre entre Bordeaux et Nantes, initialement prévue samedi 22 août, a été avancée à vendredi, 19 h. L'annonce intervient quelques heures après la décision de reporter le match d'ouverture prévu à l'origine entre Marseille et Saint-Étienne.

La confirmation, mardi 18 août, de trois nouveaux cas de joueurs positifs au Covid-19 à l'Olympique de Marseille, a entraîné le report du match entre l'OM et les Verts. En tout, quatre joueurs de l'OM sont contaminés par le virus. Un coup rude qui soulève de nombreuses questions sur la tenue harmonieuse d'un championnat de France que le Covid avait définitivement arrêté en mars.

"Au regard des résultats médicaux transmis par l'Olympique de Marseille ce mardi 18 août, la commission nationale Covid indique à la commission des compétitions de la LFP que le virus est circulant au sein du club marseillais", ce qui implique le report du match contre Saint-Étienne, a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP) à la mi-journée.

Plus tôt, l'OM avait indiqué que "les 3 cas suspects de dimanche ont été confirmés", en plus d'une précédente contamination annoncée jeudi. Selon le quotidien régional La Provence, "il s'agirait du gardien de but olympien Steve Mandanda et des deux milieux de terrain Maxime Lopez et Valentin Rongier", une information que le club n'a pas confirmé ni démenti, au nom du secret médical.

Une rencontre à la mi-septembre

Concernant le premier cas annoncé jeudi, la presse a livré le nom de Jordan Amavi, ce que le défenseur a confirmé à demi-mots sur les réseaux sociaux. L'affiche OM-Saint-Étienne au stade Vélodrome se disputera le mercredi 16 ou le jeudi 17 septembre "sous réserve de l'évolution des conditions sanitaires au sein du club de l'Olympique de Marseille", selon la Ligue.

D'après le protocole de sa toute récente commission Covid, la Ligue considère que le virus est "circulant" dans un club à partir du moment où une équipe a "plus de 3 joueurs ou encadrants (à partir de 4) isolés sur 8 jours glissants". À partir de quatre cas, elle peut décider du report du match.

De son côté, l'Association sportive de Saint-Étienne (ASSE) a aussi révélé un nouveau cas positif dans ses effectifs vendredi, après l'annulation d'un match amical contre le Hertha Berlin en raison d'un cas la semaine précédente. Sur Twitter, le club de Nîmes (L1), hôte de l'OM pour un match amical le 9 août, a également annoncé "deux nouvelles suspicions" au sein du "groupe professionnel".

Quarante joueurs de L1 testés positifs

Au total, quelque 40 joueurs issus de onze clubs de L1 ont été testés positifs au Covid-19 ces dernières semaines. La grande majorité d'entre eux ont contracté le virus après la reprise de l'entraînement en juin, engendrant une mise à l'isolement et des annulations de matches amicaux en cascade.

À cause de la crise sanitaire, une jauge de 5 000 spectateurs maximum est autorisée dans les stades français. Plusieurs groupes ultras de supporters français (Nantes, Lens, Nîmes, Lorient ou encore Reims) ont annoncé ne pas retourner au stade en l'état. Car s'ils ne contestent pas les mesures sanitaires, ils estiment qu'elles sont incompatibles avec leurs comportements en tribunes.

De la même manière, le Collectif Ultras Paris, principal groupe de supporters du Paris Saint-Germain, n'organisera "aucun rassemblement" mardi soir en marge de Leipzig-PSG en demi-finale de la Ligue des champions à Lisbonne. "Nous n'avons trouvé aucun lieu pouvant accueillir notre ferveur en respectant les conditions sanitaires", a écrit le CUP sur les réseaux sociaux.

L'OM avait demandé à la préfecture des Bouches-du-Rhône une dérogation pour jouer devant 20 000 spectateurs contre Saint-Étienne. Une demande rejetée par la préfecture, alors que le département est passé en vigilance "rouge" du fait d'une circulation active du virus ces dernières semaines.

Avec AFP