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CRISPR : la modification génétique en mode "do it yourself"

En 2012, les chercheuses Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna mettaient au point CRISPR-Case9, un outil capable de simplifier la modification de l'ADN humain. Un coup de ciseaux génétiques au sens littéral du terme, pouvant éradiquer toutes les maladies. Mais aujourd'hui, les biohackers peuvent se procurer des kits CRISPR sur Internet. Leur usage incontrôlable inquiète les autorités américaines. Nos correspondants Valérie Defert et Pierrick Leurent sont partis en Californie sur la piste du business de l'édition génétique. Reportage.

Au même moment, en Chine, certains scientifiques jouent aux apprentis sorciers. He Jiangkui, docteur en biophysique, a modifié le génome de deux petites filles en novembre 2018. Il vient d'être condamné à 3 ans de prison. Pékin veille à ce que l'Empire du Milieu ne devienne pas le Far West de la génétique. 

Connaissez-vous les xenobots ? L'Université de Tufts et du Vermont viennent de réaliser un exploit : concevoir les tout premiers robots vivants. Imaginez des organismes de moins d'un millimètre, construits à partir d'un embryon de grenouille, et capables de se mouvoir grâce à leurs battements. Autre originalité : les chercheurs les ont programmés par algorithme pour résister aux aléas du vivant, et ainsi être les vecteurs de médicaments pour soigner l'humain. Guillaume Grallet du magazine Le Point nous en dit plus.

Il y a 17 ans, le rêve des généticiens était de cartographier le génome dans un projet médical international. Leur but : apporter les bénéfices de la médecine de précision à tous, quel que soit l'endroit où ils vivent. Mais deux scientifiques se sont rendu compte que ces jeux de données génétiques ne jouaient pas la carte de la diversité. Quels sont les biais de cette cartographie génétique ? Comment les éviter ? Et surtout, nos données génétiques sont-elles le prochain rempart de la vie privée ? Pour en savoir plus, on rejoint à Boston le co-fondateur de Global Gene Corp, Jonathan Picker.

Enfin, si l'avenir des batteries se trouvait... dans le papier ?
BeFC, une entreprise grenobloise, fait le pari des enzymes pour créer des piles "bio". L'idée est de trouver des solutions plus durables pour produire l'énergie nécessaire au fonctionnement des objets connectés et véhicules électriques. Démonstration.