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Les constructeurs automobiles PSA et Fiat Chrysler ont officialisé jeudi leur projet de fusion, laquelle devrait donner naissance au quatrième constructeur mondial.

Le constructeur automobile français, PSA, et son nouveau partenaire italo-américain, Fiat Chrysler, ont officialisé, jeudi 31 octobre, leur projet de fusion. Celui-ci doit donner naissance au quatrième constructeur mondial avec 8,7 millions de véhicules vendus chaque année.

Le groupe français PSA exploite les marques automobiles Citroën, DS Automobiles, Peugeot, ainsi que Opel et Vauxhall. Le groupe Fiat Chrysler Automobiles NV (FCA), rassemble les marques Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Maserati, Abarth, Jeep, Chrysler, Dodge.

Dans un communiqué commun, ils annoncent que la nouvelle entité sera détenue à 50/50 par les deux groupes. Son siège sera aux Pays-Bas.

John Elkann, président de FCA et chef de la famille Agnelli, en sera le président et Carlos Tavares, actuel président du directoire de PSA, deviendra directeur général de la nouvelle entité.

"Sans fermeture d'usine"

Le chiffre d'affaires combiné du futur groupe est estimé à près de 170 milliards d'euros. Son résultat opérationnel récurrent, lui, supérieur à 11 milliards sur la base agrégée de 2018.

"Les synergies annuelles et progressives sont estimées à approximativement 3,7 milliards d’euros, sans fermeture d’usine", soulignent-ils dans leur communiqué.

"Il est prévu que 80 % des synergies seraient réalisées à partir de la fin de la quatrième année. Le coût de réalisation de ces synergies est estimé à 2,8 milliards d’euros", précisent-ils.

Mercredi, les conseils de surveillance des deux groupes avaient donné leur feu vert à ce projet de fusion. Les équipes des deux constructeurs ont alors reçu le mandat de finaliser les discussions pour conclure un accord "dans les prochaines semaines".

Ceux-ci ont mandaté leurs équipes respectives pour finaliser les discussions et conclure un "Memorandum of Understanding" (protocole d'entente) dans les prochaines semaines.

Ce projet de fusion a été accueilli favorablement par le ministre français de l'Économie, Bruno le Maire, qui a cependant assuré que l'État, qui détient 12 % de PSA, restera "particulièrement vigilant" tout au long de l'opération sur le maintien de l'appareil industriel en France.

Avec Reuters

Tags: Automobile, Fiat, PSA,