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Dans la presse, ce jeudi 26 septembre, la répression en Égypte des opposants au président Abdelfattah Al-Sissi, après les manifestations de ce week-end. La situation en Libye, huit ans après la révolution. Un (nouveau) rapport alarmant du Giec sur le réchauffement climatique. Et un musée pour les gastronomes.
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Dans la presse, ce matin, la répression qui s’est abattue, en Egypte, sur les opposants du président Adbel Fattah A-Sissi, après les manifestations du week-end dernier.
Le site Middle East Eye fait état de près de 1400 arrestations depuis vendredi dernier. Parmi les figures arrêtées: le professeur de sciences politiques de l’université du Caire, Hazem Hosni, qui a fait partie de l’équipe de campagne de l’ancien général, candidat à la présidentielle en mars 2018, lui-même arrêté et emprisonné peu après avoir annoncé sa candidature. Arrestation, aussi, d’Hassan Nafaa, un autre professeur de l’université du Caire, qui s’était montré très critique vis-à-vis du gouvernement dans la presse, ainsi que de Khaled Dawoud, un ancien responsable du parti libéral d'opposition Al-Dostour. «Six ans après s’être emparé du pouvoir, Abdelfattah Al-Sissi recrée les mêmes conditions que celles qui ont nourri la première vague du printemps arabe de 2011», écrit Middle East Eye, qui cite notamment les récentes révélations sur les palais du président Sissi – des révélations qui auraient «électrisé un peuple plongé dans la pauvreté ou sur le point d’y plonger». «Après six ans d’hiver, le printemps arabe est de nouveau en marche. Une marche lente mais cette fois impossible à arrêter. Le rideau va-t-il tomber sur Sissi? Ce pourrait bien être son dernier acte», estime le site.
Le printemps arabe est aussi passé par la Libye, toujours plongée dans le chaos, huit ans après. L’envoyé spécial de Libération a tenté de prendre le pouls du pays, en se rendant à Tripoli, où l’offensive du général Haftar, l’homme fort de l’ouest du pays, a été stoppée aux abords de la capitale par les forces progouvernementales. Alors que le conflit s’enlise, sans qu’aucun camp ne parvienne à prendre définitivement le dessus, le journal raconte comment la bataille de Tripoli a, là encore, «réactivé les clivages de 2011, nés pendant le soulèvement qui a conduit à la chute de Kadhafi», ses acteurs semblant parfois «rejouer la révolution», avec d’un côté les défenseurs de Tripoli, qui invoquent la «protection du 17-février» (la date de l’insurrection), la «lutte contre la dictature» et le combat pour «la liberté et la démocratie» - auxquels ils ajoutent désormais «la légitimité internationale», et de l’autre, les partisans de Haftar, qui en appellent au «retour à l’ordre», à la «lutte contre le terrorisme» et à la «libération» des institutions étatiques. «Mais derrière ces slogans et ces mythes brandis par les deux camps, constate Libé, on retrouve surtout des rivalités tribales, des intérêts économiques et des rancœurs héritées de la révolution». Interrogé par le journal, un analyste prévient: «la réconciliation doit être pensée dès aujourd’hui, sinon la Libye n’en finira jamais avec la guerre».
Dans la presse, française, également, les conclusions alarmantes du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec, dont le rapport a été publié hier. D’après Le Monde, les experts ont évalué les conséquences du réchauffement climatique sur les mers et les zones gelées et alertent sur les effets de la hausse des températures sur ces écosystèmes vitaux. Selon le Giec, si l’on ne fait rien, à la fin de ce siècle, le niveau des eaux pourrait monter jusqu'à 1m10, alors que si l’on respecte l'accord de Paris, si on limite le réchauffement en-dessous des 2 degrés, cette augmentation pourrait être contenue entre 30 et 60 cm. Si l’on ne fait rien, «des centaines de millions de personnes à travers le monde sont menacées à terme», annonce Le Figaro, en prévenant qu’«ignorer (la) nouvelle alerte (des experts du Giec) serait évidemment une erreur». «La solution qu’ils préconisent - la réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre - ne devrait pas nous faire peur (car) elle est non seulement possible, mais constitue de (plus) une formidable opportunité de croissance pour l’économie», plaide le journal, qui invite la France à «avoir l’audace d’inventer les solutions de demain». La France, dont le littoral est menacé par la montée des eaux. De Soulac à Palavas, en passant par Dunkerque et les Antilles, Libération s’est penché sur les conséquences de «la submersion qui vient» et sur la façon dont les côtes françaises pourraient s’en protéger. Le journal rappelle aussi que «le réchauffement a d’autres conséquences tout aussi dommageables, telles que l’acidification des eaux et le renforcement des tempêtes». «Un jour, prédit Libé, les sceptiques professionnels se souviendront des moqueries adressées à la jeune Cassandre suédoise, (Greta Thunberg). Cassandre, dans la mythologie grecque, avait raison».
Avant de nous dire à très vite, je vous invite à jeter un cil au Figaro, qui rapporte que le «musée itinérant des aliments dégoûtants» est en ce moment et jusqu’à dimanche à Nantes, dans l’ouest de la France. Son objectif: «présenter 80 des aliments les plus dégoûtants au monde, pour questionner la dimension culturelle de l’alimentation et le rapport du visiteur à ce qui est mangeable ou non». Testicules de taureaux, cœurs de cobras, vin aux souriceaux, il y en a vraiment pour tous les goûts. La gastronomie française n’est pas oubliée: steak tartare, escargots, roquefort, époisses ou encore foie gras…
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