
Le premier vice-président Martin Vizcarra a prêté serment vendredi et pris ses fonctions de président. Le parlement péruvien avait auparavant accepté la démission du président Pedro Pablo Kuczynski, sur lequel pèsent des accusations de corruption.
Le premier vice-président du Pérou Martin Vizcarra a prêté serment et pris ses fonctions de président, vendredi 23 mars. Cet ingénieur austère de 55 ans, sans lien avec les partis politiques traditionnels, s'est vu remettre l'écharpe présidentielle par le chef du Parlement.
Plus tôt dans la soirée, la démission du président Pedro Pablo Kuczynski, accusé de corruption, avait été acceptée par le Parlement.
À son arrivée à Lima, Martin Vizcarra, qui était jusque là aussi ambassadeur du Pérou au Canada, a demandé "de la confiance et de l'optimisme".
Pedro Pablo Kuczynski, éclaboussé par des affaires de corruption en lien avec le géant brésilien du BTP Odebrecht, a présenté sa démission mercredi. Accusé d'avoir octroyé des contrats publics en contrepartie d'un soutien politique, ce qu'il a toujours démenti, le chef de l'État se dit victime d'un climat politique hostile qui rendait pratiquement impossible sa tâche à la tête du pays.
Cette crise politique tombe au plus mal, à quelques semaines du sommet des Amériques, les 13 et 14 avril à Lima, où sont attendus une trentaine de chefs d'État, dont le président américain Donald Trump.
Mais elle ne devrait pas remettre en cause le déroulement du sommet, ni susciter de grandes agitations au Pérou, où le président de centre droit, élu dans un mouchoir de poche en 2016, n'a jamais suscité l'enthousiasme de la population.
Avec AFP et Reuters