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Le candidat à la présidentielle égyptienne Ahmed Chafik expulsé des Émirats arabes unis

Ahmed Chafik, l'ancien Premier ministre égyptien, a été arrêté à son domicile aux Émirats arabes unis, et va être expulsé vers son pays d'origine. Il avait fait part mercredi de sa volonté de se présenter à la présidentielle de 2018.

L'ancien Premier ministre égyptien Ahmed Chafik a été arrêté à son domicile aux Émirats arabes unis, où il vit depuis cinq ans, et va être expulsé vers son pays d'origine, ont indiqué samedi 2 décembre Reuters et l'AFP, citant des sources proches de sa famille.

Éphémère Premier ministre d'Hosni Moubarak pendant le soulèvement populaire de 2011, puis candidat malheureux à la présidence face à l'islamiste Mohamed Morsi l'année suivante, Ahmed Chafik a fait part mercredi de sa volonté de participer à la présidentielle l'an prochain en Égypte.

Il avait affirmé le même jour, dans une vidéo transmise à l'AFP, être empêché de quitter les Émirats arabes unis.

Le président égyptien Abdel Fattah al Sissi n'a pas encore dit s'il briguerait un second et théoriquement dernier mandat en 2018, mais sa candidature fait peu de doute et son régime s'est employé à tuer dans l'œuf toute forme d'opposition.

L'agence de presse officielle émiratie WAM a confirmé qu'Ahmed Chafik avait
quitté le pays, sans préciser dans quelles circonstances.

Les autorités émiraties n'ont pas fait de commentaire sur son départ mais une source du Golfe au fait de la situation a déclaré à Reuters: "Chafik a demandé publiquement à rentrer en Égypte et sa volonté va être exaucée."

D'après sa fille, May Chafik, la police s'est présentée à son domicile samedi matin et l'a emmenée à l'aéroport, alors qu'il s'apprêtait à se rendre en voyage en famille en France.

"Ils l'ont expulsé en Égypte juste parce qu'il a annoncé qu'il serait candidat à la présidentielle et je ne sais pas ce qu'ils vont lui faire. Personne n'est autorisé à se présenter à la présidentielle", a-t-elle dit à Reuters.

De source judiciaire au Caire, on indique qu'Ahmed Chafik n'est plus sous le coup d'aucune poursuite judiciaire, après avoir bénéficié d'un non lieu ou de l'abandon des charges pesant contre lui dans plusieurs affaires de corruption.

"Nous ne sommes pas au courant d'un quelconque ordre d'extradition", a dit cette source.

Avec Reuters