
L'armée affirme avoir pris l'enclave de Maiduguri (nord-ouest), où s'étaient réfugiés les membres de la secte qui se réclame des "Taliban" d'Afghanistan. Un témoin affirme avoir vu les islamistes s'enfuir à bord de quatre véhicules.
AFP - Les islamistes radicaux retranchés dans leur fief de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, sont en fuite et l'armée a pris leur enclave, a-t-on déclaré mercredi à l'AFP de source militaire.
"Nous avons pris leur enclave, ils sont en fuite et nous les pourchassons", a indiqué le colonel Ben Ahonotu, chef des opérations militaires à Maiduguri.
Des témoins résidant dans des quartiers proches de celui de Bayan, où étaient retranchés les militants islamistes mercredi selon la police, ont également indiqué à l'AFP avoir vu des "talibans" quitter leur enclave à bord de véhicules dans la soirée.
"Des membres des +talibans+ ont traversé notre quartier dans quatre véhicules ce soir", a indiqué un des témoins, Habibu Ismail.
"Une rumeur court selon laquelle Mohamed Yusuf, le chef du groupe, était dans le convoi", a poursuivi ce témoin joint à son domicile par téléphone, alors que la ville était sous couvre-feu.
Depuis dimanche, des membres de la secte "Talibans" affrontent les forces de l'ordre dans quatre Etats du nord du Nigeria. Ces combats ont fait plus de 300 morts selon les chiffres transmis par la police.
Mercredi soir, les tirs d'armes automatique et d'obus de mortier avaient cessé à la tombée de la nuit à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno.
Dans cette ville, les combats qui avaient fait rage mardi se sont poursuivis dans la nuit puis mercredi dans la journée.
Armée et police ont tenté d'écraser la résistance des extrémistes islamiques à Maiduguri notamment en tirant mardi des obus de mortier sur la maison du dirigeant spirituel des "talibans", Mohamed Yusuf.
La maison a été démolie mais il avait échappé à ces tirs, selon la police.