logo

Somalie : les Shebab attaquent un hôtel et un jardin public du centre de Mogadiscio

Les insurgés islamistes shebab ont mené vendredi une double attaque dans un hôtel et un jardin public au cœur du secteur ultra-sécurisé de la capitale somalienne, Mogadiscio. Un bilan temporaire fait état d'au moins 12 morts.

En Somalie, au moins 12 personnes ont été tuées vendredi dans l'attaque à l'arme automatique et à l'explosif aux abords d'un hôtel du centre de la capitale Mogadiscio, revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebab, a-t-on appris de source policière.

"L'une des explosions a eu lieu près du Peace Gardens [un jardin public, NDLR] et l'autre près de l'hôtel [voisin] SYL. J'ai vu 12 civils tués, mais leur nombre pourrait être bien plus élevé", a déclaré Ibrahim Mohamed, un responsable de la police somalienne.

Les Shebab ont immédiatement revendiqué l’attaque. "Des membres des moudjahidines ont lancé une attaque contre l'hôtel SYL près du palais présidentiel. L'attaque a débuté par un attentat-suicide et une fusillade s'en est suivie", a déclaré le groupe dans un bref communiqué posté sur son compte Instagram.

Cet hôtel, situé près de l'enceinte ultra-sécurisée de la Villa Somalia, complexe fortifié abritant la présidence somalienne et les bureaux du Premier ministre, avait déjà été visé par un attentat-suicide qui avait fait cinq victimes en janvier 2015.

Un mode opératoire récent

Les Shebab mènent ce type d’opération depuis quelques mois, lançant un véhicule piégé contre l'enceinte d'un hôtel avant d'y faire pénétrer un commando armé pour abattre la clientèle et le personnel à l'intérieur.

Confrontés à la puissance de feu supérieure de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007, les Shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011.

Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions mais contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides - souvent jusque dans la capitale somalienne - contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom.

Avec AFP