
Le Conseil des Gardiens a validé les quatre principales candidatures pour l'élection présidentielle du 12 juin, dont celle du président sortant Mahmoud Ahmadinejad. Opposé à trois rivaux, ce dernier brigue en effet un deuxième mandat.
Reuters - Le président sortant iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui brigue un nouveau mandat, fera face à trois rivaux lors de l'élection présidentielle du 12 juin, dont la campagne a débuté mercredi.
Le Conseil des Gardiens a validé sans surprise les quatre principales candidatures au scrutin, a fait savoir le ministère de l'Intérieur.
Outre le président conservateur sortant, il s'agit de l'ancien Premier ministre modéré Mirhossein Moussavi, de l'ancien président réformateur du Parlement Mehdi Karoubi et de l'ancien chef des Gardiens de la Révolution Mohsen Rezaï.
"Les candidats sont autorisés à entamer leur campagne à compter de ce moment et jusqu'à 24 heures avant le début de l'élection", a précisé le ministre de l'Intérieur, Sadeq Mahsouli, après avoir annoncé les noms des candidats.
Le Conseil des Gardiens, une instance conservatrice de 12 membres, a le dernier mot pour valider les candidatures aux élections nationales en Iran.
Il a vérifié l'allégeance des quatre postulants au système politique iranien et leur "obéissance absolue" au guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei.
Plus de 450 candidatures avaient été présentées, dont celles de 42 femmes qui ont toutes été rejetées.
Environ 46 millions d'Iraniens de plus de 18 ans sont appelés à voter lors du scrutin du 12 juin, la 10e élection présidentielle en Iran depuis la révolution de 1979.
Critiques
Ahmadinejad, arrivé au pouvoir en 2005, se livre régulièrement à des charges contre Israël et les pays occidentaux et prône le retour aux valeurs fondamentales de la révolution.
Les trois autres candidats préconisent une politique de détente avec l'Ouest alors qu'Ali Khamenei a exhorté les électeurs iraniens à soutenir les candidats anti-occidentaux.
Les réformistes estiment qu'une forte participation pourrait leur donner une meilleure chance de l'emporter tout en accusant les médias officiels de ne pas en faire assez pour mobiliser l'électorat.
Ils ont également protesté, en vain, contre les déplacements dans les provinces qu'Ahmadinejad a multipliés avant le début de la campagne.
Des trois rivaux d'Ahmadinejad, seul Mohsen Rezaï peut être rangé également dans le camp conservateur, mais il a critiqué une politique étrangère "aventureuse" du président sortant ainsi que sa politique économique.
Ahmadinejad avait promis lors de sa campagne électorale il y a quatre ans de mieux répartir les richesses pétrolières du pays mais ses détracteurs soulignent qu'il n'a fait qu'augmenter l'inflation sans enregistrer une forte croissance.
Mohsen Rezaï a été le chef des Gardiens de la Révolution pendant 16 ans, jusqu'en 1997.