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Maroc : un tennisman rêve d’une pépinière de jeunes talents en milieu rural

Khalid Arazi, professeur de tennis et frère de Hicham Arazi, ex-numéro 22 à l’ATP, vient de lancer un projet participatif pour développer le tennis en milieu rural. Un grand défi qui prend forme, semaine après semaine.

Il y a une quinzaine d'années, le Maroc suivait avec intérêt les exploits d'Hicham Arazi, 22e joueur mondial en 2001 et double-quart de finaliste de Roland Garros. En 2015, le tennis marocain, avec moins de 10 000 licenciés, est retombé dans une relative torpeur, mais des projets sont lancés pour tenter de l’en sortir.

Khalid Arazi, le frère d’Hicham, est de ceux qui veulent participer à la démocratisation de ce sport dans les contrées les plus reculées du royaume chérifien. Son dernier défi en date : construire un terrain de tennis à Talamt, une commune rurale du sud du pays qui regroupe cinq villages (région de Taroudant), afin que les enfants du coin puissent pratiquer le tennis sur un vrai terrain.

"Dans cette commune, les enfants ne disposent d'aucune installation sportive, en dehors de quelques terrains de football, aménagés de manière très sommaire. L'idée est de leur permettre de pratiquer le tennis sur un court proche de chez eux, pour qu'ils se fassent une idée du 'vrai tennis'", explique l'ancien entraîneur, qui a collaboré avec plusieurs joueurs professionnels marocains dans les années 2000, notamment Mounir El Aarej ou Mehdi Ziadi.

Un financement participatif réussi

Éducateur sportif pendant plus de 25 ans, Khalid Arazi a donc lancé une campagne de financement participatif qui, à cinq jours de son terme, a déjà recueilli plus de 2 400 euros, plus que les 2 000 euros initialement espérés. Dans les faits, ce financement participatif doit permettre d’acheminer un terrain en dalles thermoplastiques jusqu'à Talamt. Ce terrain, offert par la ligue de Normandie à l’association de Khalid Arazi, est entreposé à Châteaufort, dans les Yvelines, et "devrait être installé à Talamt d’ici deux à trois mois", si le projet suit son cours normalement.

"Dans un premier temps, ce site accueillera un seul terrain sur lequel je pourrai initier les jeunes et les entraîner afin qu'ils puissent, à terme, participer à des tournois dans les clubs environnants (Agadir, Taroudant, Tiznit…)", explique l’entraîneur marocain.

"J'ai essayé de contacter la Fédération marocaine de tennis (FRMT), qui m’a précisé qu'ils ne pouvaient débloquer d’aides qu’aux associations sportives déjà structurées en club. Du coup, lors de l’installation du terrain, nous créerons une association et demanderons son affiliation à la FRMT afin d’être soutenus financièrement", précise-t-il.

Découvrir les talents du Maroc rural

Khalid Arazi sait que le défi est de taille et compte sur toutes les bonnes volontés pour que son projet associatif puisse se matérialiser. Il reconnaît d’ailleurs que l’appui de son frère Hicham Arazi, qui fait partie des soutiens financiers du projet, "sera précieux, notamment lorsque viendra l’heure de s’adresser à la FRMT pour obtenir des aides".

L’association, qui doit voir le jour avant la fin de l’année, se rêve déjà en pépinière de talents, comme le reconnaît sans peine son instigateur : "Je pense que le Maroc rural dispose d’enfants capables de se distinguer en sport. Il suffit juste de trouver des personnes de bonne volonté afin d’encadrer tout cela".

Pour plus d’information sur le projet développé par Khalid Arazi, cliquez ici.