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"Dépeçage"

Presse française, Lundi 12 mai 2014. Au menu de cette revue de presse, le référendum des séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, le début de la campagne pour les européennes, et une promesse de Manuel Valls.

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Au menu de la presse française, ce matin, le référendum organisé hier par les séparatistes dans l’est de l’Ukraine.
C’est un vote jugé «illégal» par Kiev et les puissances occidentales, mais qui pourrait déboucher sur une nouvelle partition du pays, après la sécession de la Crimée: le Figaro parle du risque d’une «dislocation» de l’Ukraine - le journal estime que l’Ukraine a franchi hier «un point de non-retour» et évoque le risque de voir d’autres régions d’Ukraine orientale, voire la Transnistrie moldave (à l’est de la Moldavie), «suivre l’exemple du Donbass».
Libération dénonce des référendums «bidons», des «mascarades destinées à donner un vernis «démocratique» à une mainmise organisée et ordonnée par les hommes de Vladimir Poutine». Libé l’accuse d’être toujours «à la manœuvre», et regrette que «les dirigeants européens se contentent de sanctions limitées et continuent d’avaler ces grossières manœuvres menées dans un pays qui aura eu le tort de croire aux promesses et aux idéaux de l’Union européenne».
Vladimir Poutine a dénoncé il y a quelques semaines la présence de mercenaires américains aux côtés de troupes gouvernementales ukrainiennes. Selon le journal Bild am Sonntag, repris par le site du Monde, ces accusations seraient fondées. D’après des écoutes réalisées par la NSA de communications entre des centres de commandement de l’armée russe, environ quatre cents mercenaires travaillant pour l’entreprise américaine Academi, ex-Blackwater, opèreraient en Ukraine aux côtés de soldats et de la police ukrainiens dans des opérations contre les séparatistes prorusses. On ignore toutefois qui exactement a passé le contrat.
Le site du Monde rapporte aussi que la France n’aurait aucune intention de suspendre la livraison de deux navires de guerre de type Mistral à la Russie. Ce contrat à 1,2 milliards d’euros ne ferait pas partie du paquet d’éventuelles sanctions économiques de l’Union européenne contre Moscou.
L’Europe, elle, doit élire ses nouveaux députés dans 15 jours. La campagne officielle débute aujourd’hui «dans un climat désenchanté», d’après l’Opinion, qui regrette qu’aucun parti n’indique l’enjeu de ce vote: «un sursaut fédéral ou un repli national».
Pour voir plus clair dans ce débat, l’Humanité propose de nous dire comment ont voté jusqu’à présent les députés européens français sur un certain nombre de questions stratégiques, comme le grand accord de libre-échange transatlantique.
Ces européennes, les sondages les annoncent comme une défaite sévère pour la majorité. Pour éviter la défaite annoncée, voire une arrivée en tête du Front national, comme certains de ces mêmes sondages le prédisent, l’Elysée et Matignon auraient décidé de mouiller la chemise, d’après le site du Figaro, qui rappelle cette déclaration, hier, de Manuel Valls: le scrutin qui va avoir lieu dans 15 jours est un scrutin «décisif, majeur pour l’avenir de la France et de l’Europe». Le Premier ministre a également dit que l’impôt sur le revenu pourrait diminuer à partir de 2015.
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