
Quelque 870 millions de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde. Une personne sur six est victime de malnutrition. Face à ce constat, des statistiques choquantes : selon la FAO, un tiers de l’alimentation produite dans le monde n’est pas consommé.
Le gaspillage est partout. Pays riches comme pays pauvres sont touchés, industries et consommateurs pointés du doigt.
L' Union européenne s’attaque au problème avec un objectif clair : réduire de moitié le gaspillage alimentaire d’ici à 2025.
L’équipe d’Élement-Terre se rend en Belgique. Dans la ville de Herstal, l’impulsion vient d’en haut. Frédéric Daerden, maire et eurodéputé, a modifié la loi qui oblige maintenant les grandes surfaces à donner leurs invendus aux associations. Décidée en 2012, cette mesure n’est pas du goût de tous, mais elle pourrait bientôt s’étendre à toute la région.
De retour en France, la réalité est tout autre. Comme dans la plupart des grandes villes européennes, aucune obligation n’est prévue dans la loi. Les supermarchés sont simplement incités à donner leurs invendus. Associations et individus prennent le pas.
Nous suivrons des déchétarients, ces militants anti-gaspillage qui se nourrisent gratuitement dans les poubelles des villes. Et mangent à leur faim.
L’association Disco-Soupe organise des rassemblements solidaires et festif. Au programme : épluchage des fruits et légumes "invendus" récupérés sur les marchés et dans les supermarchés, cuisine, distribution gratuite de soupe et salades, le tout en musique.