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Au lendemain des concessions effectuées par le président Viktor Ianoukovitch, qui aurait quitté Kiev samedi, l’opposition ukrainienne ne relâche pas la pression et appelle à la tenue d’une élection présidentielle anticipée d’ici au 25 mai.

Quelques heures seulement après les concessions obtenues auprès de la présidence ukrainienne, l’opposition accentue la pression. Samedi, l’un des chefs de file de l’opposition, Vitali Klitschko, a annoncé qu’il allait déposer un texte devant le Parlement pour pousser Viktor Ianoukovitch à quitter le pouvoir.

Vitali Klitschko, qui s’exprimait devant le Parlement, a appelé à la tenue d’une élection présidentielle d’ici trois mois. "Nous exigeons une présidentielle anticipée d'ici au 25 mai", a-t-il déclaré. "Le Parlement doit adopter une résolution exigeant que Ianoukovitch donne sa démission", a-t-il ajouté.

La séance a par ailleurs été marquée par la démission du président du Parlement, Volodymyr Rybak, qui a annoncé qu’il abandonnait ses fonctions après que plusieurs députés du Parti des régions, au pouvoir, ont annoncé qu'ils quittaient cette formation.

La résidence de Ianoukovitch déserte

Tandis que les événements se précipitent à Kiev, où les manifestants n’ont pas déserté la place Maïdan, en dépit des avancées de vendredi soir, le président Viktor Ianoukovitch a quitté Kiev pour une visite officielle à Kharkiv, dans le nord-est du pays.

En son absence, les manifestants antigouvernementaux ont annoncé avoir pris le contrôle du bâtiment de la présidence, samedi matin.

Les circonstances du départ de Viktor Ianoukovitch sont par ailleurs troublantes, puisque deux journalistes de la télévision Kanal 5 ont raconté avoir pénétré sans difficulté dans la résidence du président, d'habitude sous très haute protection, dans la banlieue de Kiev.

Ils précisent que les lieux étaient vides et sans aucune surveillance. La résidence de Ianoukovitch est située à une quinzaine de kilomètres de Kiev.

Avec AFP et Reuters