
Le président démissionnaire du Conseil italien ne compte pas se présenter aux élections législatives des 24 et 25 février prochains. Il affirme toutefois être prêt à étudier toute proposition émanant d'une formation en adéquation avec ses idées.
Le chef du gouvernement italien Mario Monti a affirmé dimanche qu'il ne serait pas candidat aux élections générales de février, mais s'est déclaré prêt à diriger le pays si le Parlement le réclamait.
"Aux forces qui manifesteront une adhésion convaincue et crédible au programme Monti, je suis prêt à donner mon opinion, mes encouragements, et si on me le demande, à les diriger. Je suis prêt à assumer un jour, si les circonstances le veulent, les responsabilités qui me seraient confiées par le Parlement", a déclaré M. Monti lors d'une conférence de presse.
"Si on me le demande, je suis prêt à assumer mes responsabilités", a-t-il redit un peu plus tard.
"Je ne me range avec personne, je voudrais que les parties et les forces sociales se confrontent sur les idées". "Ce qui est important ce sont les idées, et j'espère qu'elles seront partagées par une majorité au Parlement", a-t-il ajouté, en appelant de ses vœux "une majorité ample" qui inclue les centristes et le centre-gauche.
it
"Mon programme n'est pas adressé au centre, à la droite ou à la gauche. C'est un programme adressé à tous, à quiconque le trouve digne d'intérêt", a-t-il précisé, souhait que son agenda serve à "clarifier et unir les forces".
M. Monti, qui a démissionné après avoir perdu la confiance du parti de son prédécesseur Silvio Berlusconi, était pressé par certains milieux industriels, catholiques et centristes de se lancer dans la bataille politique. Il n'a toutefois pas exclu que ces forces utilisent son nom lors de la campagne électorale.
AFP