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Une vingtaine de Français en provenance de Niamey ont atterri à Roissy depuis vendredi, après la décision des groupes Areva et Vinci d'évacuer tous leurs expatriés du nord du Niger. Jeudi, sept de leurs employés ont été enlevés dans cette région.
AFP - Une demi-douzaine d'employés français du groupe Areva sont arrivés samedi matin à Roissy en provenance de Niamey, après la décision de leur entreprise d'évacuer tous ses expatriés du nord du Niger où cinq Français et deux Africains ont été enlevés jeudi, a-t-on appris auprès d'Areva.
"Nous avons accueilli une demi-douzaine de nos collègues pour leur permettre de rentrer dans de bonnes conditions et de reprendre leur activité dès la semaine prochaine", a déclaré Philippe Vivien, employé des ressources humaines d'Areva.
Anne Fauconnier, directrice de la communication d'Areva, a précisé à l'AFP que sept Français étaient au total attendus au terminal 2E de l'aéroport parisien.
"Nous n'avons pas senti de réelles tensions mis à part le matin où nous avons appris que nos collègues avaient été enlevés. Cela a été un choc soudain. Mais nous avons bien réagi. Nous nous sommes tous regroupés dans une maison d'hôtes", a raconté à la presse Olivier Godon, 40 ans, auditeur interne chez Areva, qui a dû écourter une mission d'un mois à Arlit, dans le nord du Niger.
"Quand on y va, on sait qu'il y a un danger, qu'un matin on peut être réveillé et trouver la porte enfoncée. Même si on ne s'est pas senti en réel danger et même si les Nigériens sont très sympathiques, on a toujours en tête la possibilité que quelque chose peut arriver", a-t-il dit.
"En face, il y a des gens qui sont très déterminés, qui sont prêts à tout malgré le dispositif de sécurité, malgré les gardes", a-t-il ajouté, en ayant "une pensée pour nos collègues nigériens qui continuent à travailler là-bas dans les mêmes conditions que nous".
Quatorze employés d'Areva étaient déjà rentrés vendredi matin à Paris, a précisé Anne Fauconnier. Une quarantaine d'expatriés ou de personnes en mission pour Areva sont encore au Niger, dont la plupart ont quitté Arlit pour rejoindre Niamey, a-t-elle ajouté.
Vendredi, les groupes français Areva et Vinci ont décidé d'évacuer tous leurs expatriés du nord du Niger, alors que des soupçons pèsent sur des "complicités" dans la sécurité du site d'Arlit, où cinq Français et deux Africains ont été enlevés la veille.
Niamey et Paris soupçonnent Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a déjà pris des Occidentaux en otages dans la région, d'être derrière ces enlèvements.
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