Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Accepter Gérer mes choixUne extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
RéessayerIl y a vingt-cinq ans débutaient les négociations du processus de Kimberley, destinées à mettre un terme au commerce des "blood diamonds", les diamants de sang, rendus célèbres par la guerre civile sierra-léonaise. Pointée du doigt pour sa complicité, l’industrie diamantaire a depuis cherché à laver son image, mettant en avant un virage éthique et une économie plus vertueuse. Mais un quart du siècle plus tard, les anciens diamants de sang sont-ils vraiment devenus synonymes de développement ?
Des viols, des mutilations et des milliers d'enfants enlevés et forcés à combattre : la guerre civile en Sierra Leone a fait, entre 1991 et 2002, plus de 120 000 morts et des milliers de civils mutilés. Elle a aussi mis en avant un commerce sanguinaire, celui des "blood diamonds".
Il y a vingt-cinq ans débutaient les négociations du processus de Kimberley, pour créer un système international et mettre un terme à ce commerce des diamants de sang. Cette économie parallèle a rapporté, selon les estimations, jusqu’à 125 millions de dollars par an pendant le conflit. Des pierres devenues la principale source de financement, et le symbole de la complicité des firmes occidentales dans cette guerre civile, qui a défrayé la chronique.
De quoi pousser l’industrie mondiale du diamant, largement pointée du doigt, à changer de cap pour redorer son image. Avec le processus de Kimberley, les grands pays producteurs et les groupes diamantaires internationaux ont ainsi établi des standards de contrôle d’origine, pour éviter que l’histoire ne se répète.
Un quart de siècle plus tard, l’industrie vend une image de chaînes d’extractions éthiques, de pierres du développement qui bénéficient autant aux grands groupes qu’aux communautés locales. Un changement radical largement mis en avant dans la communication des grands diamantaires de la planète. Mais dans la région de Kono, dans l’est de la Sierra Leone, ancien épicentre de la guerre civile, les diamants sont-ils vraiment devenus synonymes de développement ?
