À six mois de l'élection présidentielle, Marine Le Pen a appelé les Français, lors d'une conférence de presse au siège du parti mardi, à choisir une "rupture politique". La candidate du Rassemblement national préconise de faire "140 milliards d'euros nets d'économie" sur cinq ans pour que la France évite "le défaut" de paiement.
Marine Le Pen appelle à la rupture. À six mois de l'élection présidentielle, la candidate du Rassemblement national a exhorté, mardi 6 octobre, les Français à choisir "une rupture politique", faute de quoi la France "court vers le défaut" de paiement.
"Si les Français ne choisissent pas une rupture politique, la France court vers le défaut", a lancé la candidate du RN lors d'une conférence de presse au siège du parti, consacrée à son programme économique. Tirant à boulets rouges sur le bilan des quinquennats d'Emmanuel Macron, elle a aussi rappelé sa proposition d'instaurer une "règle d'or budgétaire" par référendum, pour imposer chaque année une diminution de la dette.
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Accepter Gérer mes choixQuinze à vingt milliards d'économies
Marine Le Pen propose "entre 15 et 20 milliards d'économies à terme" pour réduire "l'important déficit des retraites laissé par Emmanuel Macron" afin de financer sa propre réforme et annonce "la création d'un véritable pilier de capitalisation".
"Dans les semaines à venir, nous vous présenterons des corrections de mesures injustes ou inefficaces du système actuel (des retraites), permettant de dégager entre 15 et 20 milliards d'économies à terme", a affirmé la candidate du RN à l'Élysée, qui est favorable à ramener l'âge de départ à la retraite à 62 ans, voire à 60.
"Je vous confirme aussi que nous vous présenterons à cette occasion une grande réforme de la capitalisation individuelle et collective, et que je proposerai bientôt la création d'un véritable pilier de capitalisation", a-t-elle ajouté.
Les "socialos-macronistes"
"J'espère ne pas être obligée d'augmenter encore ce seuil", a affirmé la candidate du RN lors d'une conférence de presse, fustigeant la gestion des comptes publics par les "socialos-macronistes" depuis 2012.
"La politique que je mènerai rétablira un équilibre primaire (hors charge de la dette, NDLR) en 18 mois, puis atteindra un déficit public inférieur à 3% en 2030", a expliqué Marine Le Pen, qui entend ramener l'endettement de la France à 112 % par rapport au PIB. Elle promet parallèlement une baisse des impôts de 30 milliards d'euros net sur la même période.
Avec AFP
