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RéessayerMalgré la situation explosive dans les détroits d'Ormuz et Bab el-Mandeb, le flux de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient a dépassé sa moyenne d’avant-guerre certains jours de la dernière semaine de septembre, selon Kpler. Mais entre les attaques contre les navires, les tensions sur l’offre et les prix élevés à la pompe, la reprise reste fragile.
Au 1ᵉʳ octobre, les exportations de brut de la région atteignaient 18,5 millions de barils par jour en moyenne sur sept jours, contre 18 millions avant la guerre. Elles ont dépassé ce niveau quatre jours sur sept à la fin septembre.
Pour rétablir les flux, les pays du Golfe ont trouvé d’autres voies de sortie. L’Arabie saoudite achemine son pétrole jusqu’à Yanbu, sur la mer Rouge ; les Émirats disposent d’un oléoduc vers Fujairah, sur le golfe d’Oman, capable de transporter 1,8 million de barils par jour. Un deuxième oléoduc émirati, estimé à 4 milliards de dollars, doit doubler cette capacité en 2027. Des transferts de cargaisons entre navires complètent ces itinéraires.
Des routes toujours vulnérables
Cette reprise reste exposée aux attaques. Les Houthis ont revendiqué des frappes contre des sites pétroliers saoudiens, sans confirmation de Riyad, tandis qu’au moins sept incidents visant des navires ont été signalés dans la région depuis le 28 septembre.
En Iran, aucun chargement de brut n’a été enregistré en septembre selon les données préliminaires de suivi des navires. Le ministre iranien du Pétrole a démissionné dimanche, officiellement pour raisons personnelles, alors que le pays connaît des pénuries d’essence et de longues files d’attente dans les stations.
Pour accroître l’offre, le G7 a annoncé une nouvelle libération de 100 millions de barils sur quatre mois, après les 325 millions déjà mis sur le marché sur les 400 millions promis en mars. Les automobilistes, eux, ne voient pas encore la détente, ni en France, ni aux États-Unis.

