Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Accepter Gérer mes choixUne extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
RéessayerLe président argentin Javier Milei est à Paris pour défendre son bilan et attirer les investisseurs européens. Si sa thérapie de choc a permis de faire chuter l'inflation et de rétablir les comptes publics, la reprise économique s'essouffle et la pauvreté repart à la hausse.
Javier Milei entame une visite de trois jours à Paris, à un peu plus d'un an de la prochaine présidentielle argentine. Le chef de l'État participe à l'Argentina Week, un forum destiné à promouvoir les secteurs clés du pays auprès des investisseurs européens. Après une première édition à New York, Buenos Aires veut mettre en avant son énergie, ses mines, son agriculture et ses nouvelles technologies.
Javier Milei défend surtout les résultats de sa thérapie de choc, marquée par une réduction massive des dépenses publiques. L'inflation annuelle, qui avait frôlé 300 % en 2024, est retombée à 33,5 %, tandis que les comptes publics sont revenus dans le vert et la dette publique a fortement diminué.
Le coût social de la thérapie de choc
Après deux années de récession, l'économie argentine a rebondi de plus de 4 % en 2025, mais cette reprise perd désormais de son élan. Le PIB a reculé de 0,6 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent et l'activité a chuté de 2,9 % en juillet sur un mois.
La pauvreté repart également à la hausse : près d'un Argentin sur trois vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Dans le même temps, le pouvoir ouvre davantage le pays aux capitaux étrangers, notamment en supprimant les restrictions à l'achat de terres rurales. Symbole de la baisse du pouvoir d'achat : la consommation de viande bovine, véritable institution nationale, est tombée à son plus bas niveau depuis vingt ans.


