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Plus d'un mois et demi après l'afflux de migrants des 30 et 31 juillet à Ceuta, les autorités espagnoles ont commencé, vendredi, à transférer les personnes installées sur les plages vers un camp de tentes de 1 700 places aménagé dans le port de cette enclave espagnole en Afrique du Nord.

Photo d'archives – Cette photo montre les grandes tentes du nouveau camp d'accueil pour migrants de Los Rosales, à Ceuta, le 12 septembre 2026. © Antonio Sempere, AFP

Les autorités ont commencé, vendredi 18 septembre, à transférer des migrants qui se trouvaient sur les plages de Ceuta vers des tentes pouvant accueillir 1 700 personnes, installées dans le port de cette enclave appartenant à l'Espagne située en Afrique du Nord, a annoncé le gouvernement.

Le transfert a commencé à 6 h 30 (4 h 30 GMT), selon une source au sein de la délégation du gouvernement local. Des tensions sont apparues au début de l'opération, lorsque la police est intervenue pour contenir de nombreuses personnes cherchant à s'assurer une place sur le nouveau site, selon des images diffusées par la télévision espagnole.

La majorité des plus de 70 000 migrants qui étaient entrés à Ceuta les 30 et 31 juillet sont retournés au Maroc dans les heures qui ont suivi leur arrivée.

Violence et manifestations quasi quotidiennes

Plusieurs milliers sont toutefois restés à Ceuta, où la situation s'est depuis dégradée, donnant lieu à des épisodes de violence et à des manifestations quasi quotidiennes de la population locale, qui réclame un retour à la normale.

On ignore à ce stade combien de personnes se trouvaient sur les plages de Ceuta mais leur nombre dépasserait la capacité d'accueil de la nouvelle structure du port, où les migrants auront accès à des "douches, des sanitaires, de la nourriture ou des lits neufs", a indiqué la source au sein de la délégation gouvernementale.

Le transfert a démarré quelques heures après qu'un tribunal a rejeté la demande d'un syndicat de policiers de bloquer le déplacement des migrants vers les tentes installées temporairement sur le port par le gouvernement espagnol, sur fond de bras de fer avec l'administration locale.

Droit d'asile

Face au refus de l'autorité portuaire de Ceuta, le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez – vivement critiqué par la droite et l'extrême droite pour sa gestion de cette crise – a décidé de prendre le contrôle de cette installation, jusqu'alors gérée par l'administration locale aux mains du Parti populaire, une formation d'opposition de droite.

Les autorités locales estiment à 13 000 le nombre de personnes restées à Ceuta, un chiffre toutefois revu nettement à la baisse par le gouvernement central.

Le gouvernement central cherche à accélérer le retour des migrants, mais la loi impose d'identifier chaque personne pour déterminer si elle a droit à l'asile ou si elle peut être renvoyée.

Avec AFP