Après le footballeur Kylian Mbappé, le judoka Teddy Riner est à son tour ciblé par le RN, Le parti d'extrême-droite lui reproche des propos dans l’émission "Stade 2" de mercredi où il dit "flipper" de la montée du Rassemblement national.
Kylian Mbappé et Teddy Riner sous le feu des critiques de l'extrême-droite. L'un a refusé de porter un tee-shirt de soutien à l'enclave espagnole de Ceuta, l'autre a dit son angoisse de voir le RN arriver au pouvoir en France. Des prises de position qui leur valent une déferlante de commentaires nauséabonds en provenance de l'extrême-droite française.
L'angoisse de Teddy Riner face au RN
Le judoka Teddy Riner, sept médailles olympiques au compteur de sa riche carrière olympique, a été pris à partie sur les médias proches de l'extrême droite ou sur les réseaux sociaux pour avoir fait part lors de l'émission Stade 2 (France télévisions) de son "angoisse" de "la montée de l'extrême droite" qui "le fait flipper".
"Pauvre biquet. Tout va bien se passer Teddy !", a ainsi lancé sur X Julien Odoul.
"Teddy Riner ne craint pas l’insécurité, la dette, l’islamisme. Non. Ce qui le fait flipper, comme il dit, ce n’est pas non plus l’antisémitisme rampant de La France insoumise ou le bilan cataclysmique de son grand ami Emmanuel Macron. Non, ce qui le fait flipper, c’est l’extrême droite. Sans vraiment la définir, sans dire pourquoi ni comment", a également déclaré Pascal Praud, présentateur sur la chaîne CNews du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré dans un édito. " Il dit ce qu’il faut dire quand on est comédien, footballeur, intellectuel et qu’on vient à la télévision. On achète ainsi un brevet de bonne conscience à peu de frais."
"Comme beaucoup de Français, la situation actuelle m'inquiète : la colère qui monte, les fins de mois difficiles, le respect de nos institutions qui s'effrite, les fragilités de notre école et le manque de perspectives pour notre jeunesse. Si je m'exprime, ce n'est ni pour donner des leçons, ni pour diviser. J’aime profondément la France : je défends son histoire, le génie de son peuple, son patrimoine, ses valeurs républicaines et sa diversité. C'est pour cela que je refuse la résignation", a longuement répondu sur X le judoka. "Les solutions ne viendront ni des surenchères, ni des recettes du passé qui ont montré leurs limites. Elles viendront de nous, de notre capacité à préserver la cohésion nationale, à défendre le pouvoir d’achat, à débattre et à construire ensemble."
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Accepter Gérer mes choixLe quintuple champion olympique, qui espère finir sa carrière par un nouveau titre aux JO de Los Angeles en 2028, a plusieurs fois laissé entendre qu'il pourrait ensuite s'engager en politique. "Ce n'est pas le moment, mais je ne ferme aucune porte", a-t-il ainsi répété sur RTL mercredi.
Mbappé critiqué des deux côtés des Pyrénées
La chasse aux sportifs engagés est décidément de saison chez le RN. Depuis mardi, le parti d'extrême-droite s'en prend également à Kylian Mbappé. L'attaquant du Real Madrid a déclenché une vive polémique en Espagne pour avoir, comme deux de ses coéquipiers, refusé de porter entièrement un tee-shirt de soutien à la population de l'enclave espagnole de Ceuta, au cœur d'une crise migratoire avec le Maroc, comme le lui avait demandé son club du Real Madrid.
Le député RN Julien Odoul, porte-parole du parti, a fustigé un "comportement de petite racaille" sur la chaîne CNews du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré.
"Si la honte avait un visage, ce serait celui de Kylian Mbappé", a écrit sur X le député de l'Eure Kévin Mauvieux.
Le député de l'Isère Alexis Jolly a fustigé Kylian Mbappé comme "un agent de subversion au service des ennemis des peuples européens".
"Pourquoi se sentent-ils solidaires de toutes les souffrances du monde mais jamais de celles des Européens ?", a lancé l'eurodéputée Marion Maréchal.
Avec AFP
