
Donald Trump a menacé mercredi de rompre les échanges commerciaux avec l’Union européenne si celle-ci réalisait son projet de faire du Canada son premier pays "membre associé". Le président américain a jugé cette initiative "ridicule".
Donald Trump a menacé mercredi 16 septembre de rompre les échanges commerciaux avec l'Union européenne en réaction au projet de cette dernière de faire du Canada son premier pays membre associé.
Alors que les relations entre l'Europe et les États-Unis restent tendues, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mercredi que le Canada puisse devenir le premier pays "membre associé" de l'UE, en présence du Premier ministre Mark Carney, qui doit s'exprimer jeudi devant les eurodéputés. Elle a également proposé que ce pays nord-américain rejoigne le futur "Conseil européen de sécurité", qu'elle appelle de ses vœux.
"Je trouve cela ridicule", a déclaré le président américain aux journalistes lorsqu'il a été interrogé sur cette proposition. "S'ils font cela, si j'estime qu'il s'agit d'un acte hostile, j'imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l'Europe."
"On a beaucoup de choses à faire avec le Canada"
Le Canada, en pleine guerre commerciale avec les États-Unis de Donald Trump, tient tête à Washington et cherche de nouveaux partenaires. De son côté, l'Europe, dont les relations avec l'administration Trump sont tout aussi houleuses, est en quête d'appuis à sa stratégie de rééquilibrage entre les deux superpuissances que sont la Chine et les États-Unis.
De son côté, la France a salué jeudi le projet d'approfondissement de la relation entre l'UE et le Canada. "C'est une très bonne idée", a déclaré Benjamin Haddad, ministre chargé de l'Europe sur Public Sénat, tout en soulignant que la question du statut de cette association reste ouverte.
"On a beaucoup de choses à faire avec le Canada" qui est politiquement aligné avec l'UE sur plusieurs thèmes, a-t-il ajouté, mais "je ne sais pas quelle forme institutionnelle cela doit prendre".
Interrogé sur la réaction de Donald Trump, il a estimé que "ce n'est pas aux États-Unis de choisir les orientations politiques et géopolitiques des Européens".
Avec AFP
