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RéessayerLa hausse de 40 % du prix du diesel a déclenché les plus importantes manifestations économiques depuis la chute de Bachar al-Assad. Une colère qui révèle la profonde fragilité énergétique et sociale du pays.
Depuis dimanche, des centaines de Syriens manifestent à Qamishli, Hassaké, Idleb, Alep, Raqqa et Deir ez-Zor. À l’origine de la colère : le litre de diesel est passé du jour au lendemain de 125 à 175 nouvelles livres syriennes, soit d’environ 80 centimes à 1,15 euro, une hausse de 40 %.
La Syrie produit du pétrole, principalement dans l’Est et le Nord-Est, mais seulement 102 000 barils par jour, contre près de 600 000 au début des années 2000. Avec des besoins estimés entre 300 000 et 325 000 barils, elle doit importer les deux tiers de sa consommation. Son principal fournisseur est la Russie, elle-même confrontée aux conséquences des frappes ukrainiennes contre ses installations pétrolières. La Syrie subit aussi la flambée mondiale des cours et l’arrêt pour maintenance de la raffinerie de Baniyas.
Malgré une économie en fort rebond, environ 90 % des Syriens vivent toujours sous le seuil de pauvreté. Le ministre de l’Énergie sera entendu, jeudi, par le Parlement, alors que la contestation gagne plusieurs bastions historiques du nouveau pouvoir.

