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Le 2 septembre, le village de Khirbet a-Taban en Cisjordanie occupée a été entièrement démoli par l’armée israélienne. Ce hameau est situé dans l'aire de Masafer Yatta, qu’Israël a définie comme une zone militaire. Il est le théâtre de tensions latentes avec des colons dont les habitants dénoncent le harcèlement.
Les 12 maisons du village démolies, des citernes d'eau hors d'usage, des enclos pour le bétail détruits : le 2 septembre, les 70 habitants de Khirbet a-Taban ont vu l'armée israélienne détruire à l'aide de quatre bulldozers la quasi-totalité de leur commune.
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Accepter Gérer mes choixTous sont depuis sans abri et dorment dans des tentes de fortune. L'un des habitants de Khirbet a-Taban, Issa Hamamdeh, décrit :
J'ai perdu un enclos pour moutons qui existait. Ils ont détruit mon mur d'enceinte, ils ont aussi détruit le puits d'eau et l'abri attenant, et aussi deux pièces : l'une me servait de chambre, l'autre de cuisine.
Masafer Yatta, une "zone militaire" instituée par Israël
Le hameau fait partie des douze villages de la zone de Masafer Yatta, au sud de la ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée. Les 1 200 habitants de ces villages sont sous la menace de déplacements depuis le début des années 1980, lorsqu'Israël a défini la zone comme une zone militaire d'entraînement au tir.

En 2022, la justice israélienne a définitivement autorisé les déplacements et démolitions dans la zone de tir où se trouvent les villages de Masafer Yatta. Les habitants de huit de ces villages dont Khirbet a Taban sont désormais sous la menace constante d'expulsion de la zone militaire.
Plusieurs ONG israéliennes de défense des droits des Palestiniens, dont B'Tselem et Breaking the Silence, dénoncent ces destructions et accusent l'armée israélienne de transfert forcé de la population.
Après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, les démolitions de l'armée israélienne et le harcèlement des colons se sont intensifiés dans la région, comme l'explique le maire de la zone de Masafer Yatta, Nidal Younes :
Presque quotidiennement, on subit des vols de moutons, des saccage de biens, des destructions d'exploitations agricoles, des destructions de terres cultivées avec des récoltes d'hiver.
Les attaques des colons vont jusqu'au vol d'objets à l'intérieur même des maisons dans ces régions. Cela, malheureusement, est devenu comme si c'était devenu quelque chose de normal dans ma vie.
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Accepter Gérer mes choixContactée, l'administration israélienne a déclaré à la rédaction des Observateurs de France 24 avoir détruit des "structures illégales" érigées dans une zone de tir où la construction est interdite.
Une zone militaire dans laquelle une dizaine d’avant-postes israéliens ont été construits, ces dernières années, selon l’ONU.
En août, l'organisation a déclaré que les violences des colons avaient "dépassé le point de rupture" et appelé les autorités israéliennes à "expulser immédiatement" les colons qui déplacent de force des Palestiniens, s’emparent de leurs terres et étendent les colonies. En Cisjordanie occupée, le phénomène des déplacements forcés est global : 3 800 personnes, dont près de la moitié sont des enfants, ont été déplacées par les violences de colons et les expulsions entre janvier et l'été 2026.
