
Les basketteuses françaises affrontent dimanche soir en finale de la Coupe du monde les Américaines, quadruple championnes du monde en titre et huit fois championnes olympiques de suite. Un match qui aura un parfum de revanche deux ans après la finale opposant la France et les États-Unis aux Jeux olympiques de Paris.
Pour la première finale de Coupe du monde de son histoire, l'équipe de France féminine de basket retrouvera, dimanche 13 septembre à Berlin (20 h), les États-Unis, son bourreau il y a deux ans en finale des Jeux olympiques de Paris.
En 2024, les Bleues étaient passées à seulement quelques centimètres – celui du pied de Gabby Williams mordant la ligne des trois-points – de pousser les Américaines en prolongation (66-67). Elles veulent aujourd'hui leur revanche et apporter au basket français son premier titre dans la compétition.
Être les deuxièmes à rapporter une médaille de la Coupe du monde, 73 ans après les pionnières de 1953 qui avaient remporté le bronze, ne leur suffit pas. "On veut la plus belle" médaille, a lancé le sélectionneur Jean-Aimé Toupane après le succès samedi contre l'Allemagne (86-64).
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Accepter Gérer mes choixLes Françaises s'estiment en mesure de faire chuter les Américaines. Quadruples tenantes du titre et huit fois championnes olympiques de suite, ces dernières, qui ont écarté l'Espagne 76 à 66 dans l'autre demi-finale, n'ont pas perdu en grande compétition depuis 20 ans.
"On n'aura rien à perdre. On sait que les USA sont une bonne équipe, ça fait des années qu'elles gagnent la Coupe du monde. Mais on affronte ses joueuses toute l'année en WNBA. Ce sera qu'un match, on n'a rien à perdre, on va jouer dur" a estimé Marine Johannès.
L'arrière du New York Liberty, encore étincelante samedi, avec 13 points dont le tir primé qui a fermé la boutique à 2 min 30 sec de la fin (81-64), est l'une des huit joueuses retenues (sur 12) à évoluer dans la ligue nord-américaine.
"On est la majorité à les avoir affrontées en WNBA donc on n’a pas peur d’elles" a lancé Carla Leite, qui brille avec le Portland Fire.
En travers de la gorge
Les Françaises ont selon Leïla Lacan (Connecticut Sun) encore "ici", en travers de la gorge, la finale olympique, qu'elles sont huit présentes en Allemagne à avoir disputé.
Les Américaines ne sont elles plus que cinq et, si elles ont emmené à Berlin les nouveaux visages de la WNBA, Caitlin Clark et Paige Bueckers, elles ont été privées au dernier moment d'A'ja Wilson, meilleure joueuse des JO.
Pour la Française Dominique Malonga, l'expérience de 2024 "va beaucoup nous servir, parce qu'on a déjà été dans cette position, disputer une grande finale".
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Accepter Gérer mes choixL'exemple de 2024 a rappelé, selon Valériane Ayayi, que ce sont "les détails qui font la différence". "On a essayé d’être rigoureuses tout au long de la compétition", ajoute-t-elle.
"Si on joue le basket qui nous a amené ici, ça peut marcher" a souligné Malonga.
Soit un basket complet, qui a encore imposé une énorme pression défensive aux Allemandes, qui ont perdu 24 ballons.
"À l'impossible nul n'est tenu"
Héroïne malheureuse de la finale olympique et nommée capitaine pour ce Mondial, Gabby Williams symbolise cette hargne défensive des Bleues.
Samedi, elle a aussi parfaitement tenu son rang en attaque (22 pts, 5 rebonds, 5 passes décisives et 4 interceptions), lançant l'équipe avec sept points dans les cinq premières minutes.
Élue meilleure joueuse du match, la Franco-Américaine a ensuite su être décisive quand l'Allemagne, qui disputait aussi sa première demi-finale de Coupe du monde, est revenue souffler dans la nuque des Françaises.
Comme sur son "2+1" (panier plus faute) qui a permis de repasser au-dessus de la barre des 10 points (74-62) à 4 min 30 sec de la fin.
Largement victorieuses de leur quatre premières rencontres, les joueuses de Toupane ont été un peu moins adroites à longue distance (10 sur 27), mais ont conservé, outre leur défense de fer, une autre constante du tournoi : l'apport du banc, à l'image de Johannès, Malonga (6 pts et 5 rbds) ou Leite (9 pts).
Il sera de nouveau indispensable face aux États-Unis qui, après avoir été bousculés en poules contre l'Italie (55-52), ont de nouveau peiné samedi face aux Espagnoles.
De quoi nourrir les espoirs des Bleues et de leur sélectionneur : "Un match reste un match. On est sûrs de ce qu'on fait. À l'impossible nul n'est tenu."
Avec AFP
