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Syrie : Benjamin Netanyahu se rend dans la "zone de sécurité" qu'Israël occupe depuis 2024

Damas a dénoncé une démarche "provocatrice" et une "violation flagrante" de sa souveraineté, après une visite mercredi du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son ministre de la Défense Israël Kantz auprès des soldats israéliens déployés sur le sol syrien.

Un char israélien est en position près de la ligne de cessez-le-feu entre le plateau du Golan occupé par Israël et la Syrie, du côté israélien, le 20 août 2026. © Ayal Margolin, Reuters

Le Premier ministre israélien s'est rendu, mercredi 9 septembre, sur le versant syrien du mont Hermon, à la frontière entre Israël et la Syrie, pour un visite aux soldats israéliens déployés sur place, accompagné par le ministre de la Défense, Israël Katz.

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Un déplacement condamné par le ministère des Affaires étrangères syrien dans un communiqué. La Syrie a estimé que la présence sur son sol de Benjamin Netanyahu, constituait une démarche "provocatrice" et une "violation flagrante" de la souveraineté du pays.

Après l'arrivée au pouvoir fin 2024 à Damas de l'islamiste Ahmad al-Charaa, dont la coalition de rebelles a renversé le président Bachar al-Assad, Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie.

Multiplication des visites en Syrie

L'armée israélienne a également mené des incursions dans le sud du pays et déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l'ONU, qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, où Israël dit avoir mis en place une "zone de sécurité".

"Nous ne permettrons à aucune armée terroriste de s'implanter à notre frontière", a réaffirmé mercredi Benjamin Netanyahu, dont la deuxième et dernière visite en Syrie remontait à novembre 2025.

Israël Katz s'était rendu auprès des soldats israéliens stationnés dans le sud de la Syrie il y a deux semaines, suscitant la condamnation de Damas, qui avait dénoncé une "violation flagrante de la souveraineté" du pays.

Des responsables israéliens ont également affirmé à plusieurs reprises leur volonté de maintenir des troupes dans la "zone de sécurité", où Israël cherche à établir une zone démilitarisée plus vaste.

Avec AFP