
À l'issue d'une réunion de la direction de la CDU, le chancelier allemand Friedrich Merz a reconnu lundi avoir une responsabilité dans la défaite de son parti face à la victoire historique de l'extrême droite lors d'une élection régionale la veille, tout en insistant sur sa "détermination" à gouverner.
"Abandonner n'est pas une option." Le chancelier allemand Friedrich Merz s'est dit "profondément choqué", lundi 7 septembre, par la victoire historique de l'extrême droite lors d'une élection régionale dans le land de Saxe-Anhalt la veille, tout en promettant de maintenir le cap de ses réformes mais en les "expliquant mieux".
"Ma détermination est de poursuivre le cap des réformes, sans rupture, mais je sais que (...) nous devons mieux les expliquer", a-t-il dit à l'issue d'une réunion de la direction de son parti conservateur, la CDU.
Très impopulaire, plombé par les disputes au sein de sa coalition avec les socio-démocrates sur les réformes à mener, et après plusieurs gaffes, il a reconnu avoir une responsabilité dans cette défaite, tout en insistant sur sa "détermination" à gouverner l'Allemagne.
"Abandonner n'est pas une option"
"Il en va ni plus ni moins du futur de notre pays", a-t-il dit, avant de rappeler qu'il était "élu pour quatre ans" depuis 2025, semblant ainsi exclure toute démission. "Abandonner n'est pas une option."
Quant à la victoire du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt, dans l'est du pays, il a jugé qu'il fallait l'accepter "en démocratie", mais a promis de défendre "la loi fondamentale", alors que l'AfD est régulièrement accusée de tentations autoritaires, de racisme, et que ses liens avec la mouvance néonazie sont avérés.
"Nous savons que l'Allemagne, du fait de son histoire [nazie] a une responsabilité particulière. Nous préserverons toujours notre ordre politique et notre solide ancrage en Europe", a-t-il dit.
Deux autres scrutins régionaux prévus
Friedrich Merz a reconnu que l'essor électoral de l'AfD changeait la donne "dans toute l'Allemagne".
Le chancelier a aussi rappelé que le 20 septembre, deux autres scrutins régionaux étaient prévus, en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord), où l'AfD est en tête selon les sondages, et à Berlin, où CDU, extrême gauche et extrême droite sont au coude-à-coude.
Quant à la Saxe-Anhalt, son dirigeant conservateur battu dimanche, Sven Schulze, a reconnu que l'Alternative pour l'Allemagne dispose d'un "mandat pour gouverner", même s'il lui manque trois élus pour atteindre une majorité absolue.
Avec AFP
