
Une manifestation a eu lieu à Dakar samedi, à l’appel d’influenceurs sénégalais, pour dénoncer la cherté de la vie dans le pays. Intitulée la “marche des paniers vides”, cette mobilisation avait pour but d’accentuer la pression sur le gouvernement afin d’obtenir des mesures concrètes.
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RéessayerUne manifestation était organisée samedi 5 septembre, à Dakar pour protester contre le coût prohibitif de la vie au Sénégal. Intitulée la “marche des paniers vides”, cette mobilisation avait pour but d’accentuer la pression sur le gouvernement afin d’obtenir des mesures concrètes.
Denrées alimentaires, electricité, carburant, loyers... tous les secteurs sont affectés selon ces manifestants qui ont exprimé samedi leur colère.
"Cette marche est pour le juste prix, pour dénoncer la vie chère qui ne s'explique pas au Sénégal" fustige l'une de ses participantes. D'autres fustigent l'écart grandissant entre les salaires et "les prix qui grimpent".
En conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a souligné cette semaine l'impératif de réguler le prix des loyers. L'Etat du Sénégal a également levé le gel des importations d'onions pour faire baisser le prix. Mais ces annonces demeurent largement insuffisantes pour les manifestants. Ces derniers sont descendus dans la rue à l'appel d'influenceurs sénégalais qui ont lancé sur les réseaux le mouvement "Trente jours pour le juste prix" afin d'accentuer la pression sur le gouvernement.
Crise économique et politique
Cette manifestation intervient dans un contexte difficile pour le Sénégal, dont l'économie est en plein marasme et plombée par la dette. Après des mois d'intense négociations, le gouvernement est finalement parvenu à un accord avec le FMI en vue de la mise en place d'un programme d'aide de 2,2 milliards de dollars sur 2026-2029, a annoncé, le 1er septembre, l'institution financière internationale à l'issue d'une mission au Sénégal.
Un sujet particulièrement sensible, au coeur de la brouille politique entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko, devenu chef du Parlement après son limogeage en mai par le chef de l'Etat. Ce dernier avait exclu toute restructuration de la dette.
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Avec AFP
