
De nos envoyés spéciaux à Katmandou – Au Népal, des milliers de personnes ont tout perdu en quelques minutes lors de la crue soudaine du 26 août. Depuis, les autorités, les ONG et les volontaires se mobilisent pour acheminer de l’aide aux sinistrés. Les envoyés spéciaux de France 24 se sont rendus dans un camp d’hébergement temporaire installé dans une école du district de Rasuwa, proche de l’épicentre de la catastrophe.
Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Accepter Gérer mes choixUne extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
RéessayerL'immense vague d'eau, de glace et de débris, causée par l'effondrement d'un glacier et de roches, qui a déferlé à la frontière du Népal et de la Chine le 26 août a fait, dans les deux pays au moins 1 375 morts et plus 5 600 disparus, selon les derniers bilans provisoires officiels.
Les secours sont parvenus, samedi, à extraire un troisième survivant, de nationalité chinoise, des tunnels ensevelis du nord du pays, qu'ils explorent sans relâche depuis la crue meurtrière. Vendredi, deux ouvriers népalais avaient été extraits sains et saufs du tunnel dont ils étaient prisonniers.
Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Accepter Gérer mes choixUne extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
Réessayer
Les autorités népalaises et les ONG multiplient leurs efforts pour prêter assistance aux sinistrés. Mais dans les camps d’hébergement temporaires, souvent surpeuplés, les conditions de vie restent difficiles.
Située dans le district de Rasuwa, à une trentaine de kilomètres avec la Chine, une école a ouvert ses portes à près de 300 survivants, dont la plupart reste sans nouvelles de leurs proches disparus. Parmi eux, Ranjina Tamang rencontrée par France 24 a trouvé refuge avec son fils de quatre mois.
"Je ne sais plus si je suis dans un rêve ou dans la réalité", explique-t-elle. "J'ai perdu onze membres de ma famille, certains sont portés disparus, certains sont peut-être morts, je ne sais pas."
Ranjina Tamang raconte être tombée malade avec son bébé dans le camp d’hébergement où les conditions de vie sont éprouvantes et où sa famille partage le même espace avec trente personnes, dormant à même le sol.
Au Népal, il y a désormais urgence pour trouver des solutions de relogement pour des milliers de personnes.
Vendredi, l'ONU a lancé un appel d'urgence pour collecter près de 50 millions de dollars pour subvenir aux besoins essentiels de 84 000 victimes privées de tout.
"Le temps joue contre eux", ont prévenu les agences onusiennes au Népal. "Les inondations ont emporté presque tout ce qui permettait aux survivants de vivre au quotidien."
Avec AFP
