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RéessayerBranle-bas de combat dans la diplomatie européenne. Une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, dès la semaine de rentrée, entend mettre les 27 en ordre de bataille sur les grands dossiers internationaux. Mais la diplomatie européenne se pose des questions existentielles : à quoi sert-elle vraiment ? Pourquoi semble-t-elle si inaudible ? L'autorité de l'Estonienne Kaja Kallas – la Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères – est contestée. Le couple franco-allemand et d'autres acteurs réclament une réforme radicale au nom de l'efficacité.
Le Service d'action extérieur de l'Union européenne (SEAE) a été créé en 2011 pour déployer des ambassadeurs européens dans tous les pays du monde. Il était censé donner une voix à l'Europe, mais il est pris en étau entre la Commission, où la présidente Ursula von der Leyen veut rayonner à l'international, et le Conseil, composé de 27 chefs d'État jaloux de leurs prérogatives diplomatiques.
Ces derniers mois ont encore illustré ses difficultés à s'imposer sur certains dossiers : s'il a été à la manœuvre pour faire passer les paquets de sanctions contre la Russie, il est inaudible sur l'Iran, les États-Unis de Donald Trump ou encore le conflit entre Israël et ses voisins. Mais est-ce réellement de sa faute ou celle des leaders européens qui rivalisent d'injonctions contradictoires ?
Emission préparée par Isabelle Romero, Perrine Desplats et Florine Hausfater
Nos invités
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Isabel WISELER-LIMA Députée européenne, Parti populaire européen (Luxembourg)
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Marie TOUSSAINT Députée européenne, Les Verts/ALE (France)
