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Il n'a jamais fait aussi chaud en France qu'en juillet 2026
Vagues de chaleur, sécheresse, incendies : le mois de juillet 2026 restera dans les annales comme le plus chaud et l'un des plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900, illustration d'un changement climatique dont les effets s'intensifient.
Le lit asséché de la Loire à Loireauxence, le 10 juillet 2026. AFP - DAMIEN MEYER

Record absolu. Avec une température moyenne de 24,9 °C, le mois de juillet 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, annonce Météo-France mardi 4 août. Il dépasse les précédents records de la canicule d'août 2003 (24,8 °C) et de juillet 2006 (24,4 °C).

L'excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - déjà établies en prenant en compte un climat réchauffé par les activités humaines depuis 1850-1900 - atteint, comme en juin, +3,8 °C.

"Il s'agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée" jamais enregistrée après février 1990 (+4 °C), indique le prévisionniste national dans un communiqué.

Sur les températures maximales, l'excédent atteint même 5,2 °C de plus que les normales de saison.

Deux vagues de chaleur

Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur. La première, du 4 au 19 juillet, est la troisième plus longue jamais enregistrée en France. La seconde, débutée le 28 juillet, est toujours en cours.

Des phénomènes extrêmes qui sont de moins en moins des exceptions : Météo-France rappelle que plus de la moitié des 54 vagues de chaleur recensées dans le pays se sont produites au cours des 15 dernières années.

Il n'a jamais fait aussi chaud en France qu'en juillet 2026
Une banderole sur laquelle est inscrit « 35 degrés dans les salles de classe, trop chaud. Des travaux doivent être réalisés rapidement » devant une école à Paris, le 18 juin 2026 © Simon WOHLFAHRT / AFP/Archives

Sous l'effet du changement climatique, ces épisodes deviennent "de plus en plus fréquents", "démarrent de plus en plus tôt dans la saison" et atteignent des températures toujours plus élevées.

En juillet, plusieurs autres pays européens ont également subi des épisodes caniculaires, notamment en Hongrie, Autriche ou Grèce, où le thermomètre a frôlé voire dépassé les 40 °C.

Depuis la fin mai, la France a déjà subi quatre épisodes de fortes chaleurs, dont l'un historiquement intense fin juin.

Ce n'est peut-être pas fini : pour août, septembre et octobre, Météo-France privilégie un scénario plus chaud que la normale, sur fond de "poursuite des conditions de blocages anticycloniques".

Le prévisionniste rappelle toutefois qu'il s'agit de tendances saisonnières et non de prévisions météorologiques, et que cela ne permet pas de conclure que de nouvelles vagues de chaleur auront lieu.

Déficit de pluie 

Avec un déficit de pluie de près de 70 %, juillet 2026 a également été le troisième mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols observée depuis deux mois.

À la fin juillet, "les sols sont encore plus secs qu'en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés" à la mi-août 2022, indique Météo-France.

Il n'a jamais fait aussi chaud en France qu'en juillet 2026
Cette photographie montre de la fumée s'élevant dans le ciel à Correns, dans le sud-est de la France, le 31 juillet 2026, alors que l'incendie a repris dans le Var, gagnant en ampleur sous l'effet du mistral © Thibaud MORITZ / AFP

Cette sécheresse record, combinée aux fortes chaleurs, a de lourdes conséquences pour l'agriculture et favorise les départs et la propagation des incendies.

Pas une journée de juillet ne s'est écoulée sans qu'au moins plusieurs départements ne soient placés en danger élevé de feux de forêt, selon Météo-France. Le 12 juillet, 70 départements étaient concernés. Les 5, 6 et 8 juillet, huit départements méditerranéens ont même été classés en danger très élevé.

Les précédents mois de juillet les plus secs remontaient à 2022, avec un déficit de précipitations de 85 %, et à 2020 (75 %).

Seule la région Auvergne-Rhône-Alpes a bénéficié de quelques précipitations. Mais cela s'est déroulé lors d'orages violents les 16 et 25 juillet, dont l'un a même provoqué une mini-tornade dans la Loire.

Mais sur l'ensemble du pays, c'est un "soleil accablant", constate Météo-France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d'ensoleillement de 35 % en moyenne, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+ 40%).

Avec AFP