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Le "Conseil de Paix" de Trump rassure Israël après ses inquiétudes sur le plan pour Gaza
Israël a fait part à Washington de ses "inquiétudes" concernant le plan annoncé par le président Donald Trump sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, qui prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du territoire palestinien. En réponse, le "conseil de Paix" du président américain a assuré qu'Israël ne se retirerait pas de l'enclave palestinienne avant le désarmement "complet" du Hamas.
Une Palestinienne déplacée devant sa tente après une frappe israélienne qui a frappé des stocks de matériel médical de l'hôpital Al-Aqsa à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 1er août 2026 © Eyad Baba / AFP

Le "Conseil de Paix" de Donald Trump, chargé de mettre en œuvre la deuxième phase du plan de paix à Gaza, a assuré lundi 3 août au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qu'Israël ne se retirerait pas à Gaza avant le désarmement "complet" du Hamas.

"Nous notons que le retrait total des Forces de défense israéliennes (IDF) au-delà de la ligne jaune n'aura lieu qu'une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s'y est engagé auprès des médiateurs", a écrit le Conseil sur X, en référence à la ligne de démarcation entre la zone contrôlée par le Hamas et celle tenue par Israël.

Le haut représentant pour Gaza du "Conseil de Paix", Nikolaï Mladenov, a rencontré lundi Benjamin Netanyahu pour une réunion qu'il a lui-même qualifiée de difficile. Le Conseil a toutefois déclaré être parvenu à une "compréhension commune des objectifs partagés" avec Israël.

Une version "qui ne reflète pas la position d'Israël"

Israël avait fait part à Washington de ses "inquiétudes" sur l'accord annoncé par Donald Trump pour lancer la deuxième étape de son plan de sortie de guerre à Gaza.

"Israël a transmis à ses homologues américains ses commentaires et inquiétudes sur le cadre proposé", a déclaré lundi à l'AFP un porte-parole de Benjamin Netanyahu, dans une nouvelle manifestation des tensions apparues entre les deux alliés, et que n'a pas dissipée la rencontre à Washington de Donald Trump et Benjamin Netanyahu fin juillet.

"La version rendue publique ne reflète pas la position d'Israël", a ajouté ce porte-parole, Doron Spielman.

Le Hamas avait lui annoncé vendredi avoir accepté la feuille de route élaborée par le "Conseil de Paix" créé par Donald Trump. Cette version rendue publique par cet organe prévoit notamment la fin des opérations militaires des deux parties, ainsi que le démantèlement de l'armement du Hamas et son stockage par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire.

Ce désarmement sera lié à un retrait progressif israélien, la Force internationale de stabilisation (ISF) en voie de formation devant être déployée pour séparer les forces israéliennes des zones contrôlées par le NCAG.

Mais Israël a répété lundi qu'il "ne se replierait pas et continuerait à contrer toute menace", selon une source politique à l'AFP.

Après l'annonce de l'accord, l'État hébreu a d'ailleurs poursuivi ses frappes sur Gaza, d'après une source sécuritaire sur place, qui a dénombré "plus de dix frappes aériennes" ayant tué 19 personnes depuis dimanche, l'un des plus lourds bilans de ces derniers mois.

Depuis octobre, plus de 1 200 Palestiniens ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. L'armée israélienne a de son côté recensé cinq soldats tués sur la période, ainsi qu'un employé civil sous contrat. Donald Trump avait lui qualifié la nouvelle étape de son plan de "jalon majeur" dans les efforts visant à mettre fin au conflit déclenché par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Avec AFP