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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a accusé les États-Unis de "terrorisme" dans son discours face à l'Assemblée générale de l'ONU mercredi. Malgré la tonalité offensive de sa prise de parole, le dialogue a repris entre des responsables iraniens et l'émissaire américain Steve Witkoff en marge de la session de l'ONU. 

Le président iranien Massoud Pezeshkian s'adresse à la 81e Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 23 septembre 2026. © Mike Segar, Reuters

Son intervention à la tribune de l'ONU était très attendue. Lors de l'Assemblée générale, mercredi 23 septembre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a assuré que son pays ne "baisserait pas la tête" face à l'agression lancée contre son pays par Donald Trump, se disant victime du "terrorisme américain". 

Répondant au locataire de la Maison Blanche, qui la veille menaçait d'"annihiler" son pays, Massoud Pezeshkian a prévenu que "la résistance du peuple iranien ne fera que s'intensifier face aux sanctions, à la pression croissante et à l'intimidation grandissante".

"Nous n'avons jamais été un agresseur", "jamais démarré de guerre", a martelé le président, plus haut responsable de Téhéran à se rendre sur le sol américain depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines.

Tensions autour du détroit d'Ormuz

Massoud Pezeshkian a aussi dit que l'Iran ne tolérerait pas que le détroit d'Ormuz soit utilisé pour une "agression" contre son pays.

"Ils nous ont fermé l'accès à nos propres eaux territoriales", a lancé le dirigeant au sujet des États-Unis, tout en usant de "missiles et technologies létales pour amener l'insécurité dans toutes les zones bordant cette voie maritime".

La réouverture du stratégique détroit d'Ormuz reste au cœur du conflit entre Téhéran et Washington.

Le trafic dans cette voie maritime, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre.

Les États-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens et accentuent la pression économique sur l'Iran pour asphyxier le pays financièrement.

Dans son discours à la tribune de l'ONU mardi, Donald Trump a dit avoir "une grande décision à prendre : un accord sera-t-il conclu avec l'Iran [...] ou est-ce que j'anéantis la République islamique [...] ?".

Dialogue malgré les attaques

"J'espère qu'ils prendront les bonnes décisions avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il plus tard ajouté, au cours d'une réunion avec des dirigeants de pays du Moyen-Orient.

Mais malgré son discours très offensif, le président américain a également annoncé la reprise du dialogue avec Téhéran.

Des échanges ont eu lieu entre responsables iraniens et américains via des médiateurs pendant une grande partie de la journée en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, a plus tard expliqué l'émissaire américain Steve Witkoff.

Les crispations sur les répercussions économiques mondiales de ce conflit sont montées d'un cran ces dernières semaines en raison du soutien de la République islamique aux Houthis en mer Rouge.

Ceux-ci ont consolidé leur contrôle de Bab el-Mandeb, un autre détroit crucial pour les flux énergétiques, faisant grimper davantage les prix du pétrole.

Avec AFP