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Donald Trump de retour au gala annuel de la presse, interrompu fin avril par une fusillade
Le président américain Donald Trump doit assister vendredi soir au dîner des correspondants de la Maison Blanche, un évènement reprogrammé trois mois après la tentative d’assassinat présumée l'ayant visé lors de ce gala annuel de la presse.
Le président américain Donald Trump, accompagné de la première dame Melania Trump et de Weijia Jiang, présidente de l'Association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA), lors du gala de la presse à Washington, le 25 avril 2026. © Jonathan Ernst, Reuters

Trois mois après une tentative d'assassinat présumée qui avait provoqué son évacuation dans le chaos, Donald Trump fera son retour au grand gala de la presse de Washington vendredi 24 juillet. L'évènement, reprogrammé, se tiendra sous sécurité renforcée.

Le président américain doit tenir le discours qu'il n'avait pu prononcer le 25 avril, lorsqu'une fusillade avait éclaté entre des agents fédéraux et un homme armé qui tentait de s'introduire dans la salle. Ce dernier, Cole Allen, un Californien de 31 ans, est inculpé de quatre chefs d'accusation, dont tentative d'assassinat du président des États-Unis et agression d'un agent fédéral au moyen d'une arme mortelle. Il a plaidé non coupable.

Donald Trump avait annoncé début juin avoir accepté une nouvelle invitation au dîner, qui rassemble traditionnellement chaque année le gratin de la politique et des médias de la capitale américaine, en smoking et robe longue. Il l'avait accueillie comme "une très bonne nouvelle car nous ne pouvons pas laisser des cinglés changer notre mode de vie".

Weijia Jiang, présidente de l'Association des correspondants de la Maison Blanche (WHCA) qui organise le dîner, avait souligné de son côté que la reprogrammation avait été décidée pour ne pas laisser "un acte de violence avoir le dernier mot".

Un dîner "plus intime"

Le Secret Service n'a pris aucun risque vendredi : une large partie de la capitale américaine est bouclée et un vaste cordon de sécurité est en place pour garantir le bon déroulement de l'évènement.

Le lieu des agapes a changé, passant du Washington Hilton au Waldorf Astoria, un ancien hôtel de la galaxie Trump. Le dîner sera aussi beaucoup plus petit et "plus intime", selon les organisateurs.

La grande question est de savoir le ton que le président adoptera à l'égard des médias, contre lesquels il avait prévu un discours virulent fin avril.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, qui sera également présente, a déclaré jeudi aux journalistes que Donald Trump "célébrerait la liberté d'expression et le premier amendement aux côtés de vous tous, membres des médias". "Le président a hâte de terminer ce qu'il avait commencé avant qu'une tentative d'assassinat ignoble ne fasse dérailler l'évènement initial", a-t-elle ajouté.

"Ennemis du peuple"

Donald Trump avait tressé de rares louanges à la presse dans la foulée de la fusillade d'avril et vu un "signe de force et de courage" dans la décision de la WHCA de reprogrammer le dîner. Mais il a laissé entendre depuis qu'il pourrait renouer vendredi soir avec ses critiques récurrentes.

"Je ne sais pas si je vais reprendre les mêmes déclarations méchantes, au moins concernant certaines personnes, mais nous le découvrirons bientôt", avait-il déclaré en juin.

Le dîner d'avril était le premier auquel Donald Trump prenait part de ses deux mandats de président, une absence jusque-là qui reflétait son mépris pour les médias, qualifiés d'"ennemis du peuple".

Outre le discours présidentiel, la nouvelle soirée conserve le même programme, avec une prestation du mentaliste Oz Pearlman. S'y ajoutera toutefois un hommage à un agent du Secret Service ayant contribué à neutraliser Cole Allen et au personnel du Hilton.

Le patron du Secret Service, Sean Curran, a assuré mercredi que le service était prêt pour l'évènement et récusé les critiques essuyées depuis l'incident d'avril. "Le dispositif a fonctionné, le système a fonctionné", a-t-il déclaré aux journalistes, faisant valoir qu'un cordon avait empêché l'assaillant présumé d'atteindre la grande salle où se tenait le dîner.

Avec AFP