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Donald Trump l'indésirable sifflé lors de la finale du Mondial aux États-Unis
C'est sous les sifflets que Donald Trump a fait son entrée au MetLife Stadium new-yorkais au moment de remettre le trophée de la Coupe du monde aux vainqueurs espagnols, dimanche. Le président américain a créé le malaise, voulant s'imposer sur la photo officielle des champions du monde.
Le président américain a créé le malaise, voulant s'imposer sur la photo officielle des champions du monde. © Franck Fife, AFP

La personnalité la plus controversée n'était pas sur le terrain, dimanche 19 juillet, lors de la finale de la Coupe du monde 2026. Elle était en tribune présidentielle, avant de descendre sous les sifflets du public sur la pelouse du MetLife Stadium. Donald Trump a même tenté de s'imposer sur les photos des Champions du monde. 

Malgré les huées qui ont accompagné son entrée et celle de son ami et patron de la Fifa, Gianni Infantino, le président américain s'est montré tout sourire, congratulant des Espagnols tombeurs de l'Argentine au bout du suspense (1-0 après prolongations).

Après avoir apporté la coupe aux vainqueurs avec Gianni Infantino, Donald Trump a fait quelques pas de sa danse caractéristique. Il a même prolongé sa présence sur le podium pour la photo alors que les champions du monde soulevaient le Graal, et que le chef de la Fifa tentait de le faire descendre.

Le dirigeant américain était arrivé peu après 14 h locales à bord de l'hélicoptère présidentiel Marine One au stade d'East Rutherford, dans le New Jersey. C'est le seul match du Mondial 2026 – co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique – auquel il s'est rendu.

Relations tendues avec les autres chefs d'État

Avant le coup d'envoi, Donald Trump avait estimé que Lionel Messi donnerait l'avantage à l'Argentine. "Je dirais qu'il est difficile de parier contre Messi", avait-il dit, ajoutant que le président argentin Javier Milei était "un ami. Il fait un boulot fantastique". Javier Milei avait renoncé à faire le déplacement par superstition.

La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney se trouvaient non loin du président américain, avec lequel les relations sont tendues. Ils ont toutefois partagé le podium pour la remise des distinctions individuelles et des médailles.

Donald Trump a menacé cette semaine d'imposer de nouveaux droits de douane au Canada, accusé de "négligence délibérée" en raison des feux de forêt qui ont enfumé une partie des États-Unis limitrophes et suscité des inquiétudes sur la qualité de l'air respiré lors de la finale, dans un stade à ciel ouvert. "J'ai de bonnes relations avec Mark Carney, mais vous savez, il faut que l'on mette fin à ces incendies là-bas", a déclaré le président américain aux journalistes à son retour à Washington.

Les liens demeurent également complexes avec le Mexique au sujet de la répression de l'immigration mise en œuvre par l'administration américaine et de ses menaces d'intervention militaire contre les trafiquants de drogue.

Donald Trump l'indésirable sifflé lors de la finale du Mondial aux États-Unis
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, le président américain Donald Trump, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney à l'issue de la finale de la Coupe du monde de football opposant l'Espagne à l'Argentine, à East Rutherford, le 19 juillet 2026. © Jacquelyn Martin, AP

La dernière rencontre entre les trois dirigeants remontait au tirage au sort de la Coupe du monde à Washington, en décembre.

Donald Trump a également déclaré s'être entretenu avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui a fait le voyage tout comme la famille royale espagnole, insistant sur le fait qu'il n'y avait "aucune tension" entre eux, en dépit de reproches à Madrid, critiquée pour ne pas avoir apporté son aide dans la guerre contre l'Iran.

Une main trumpienne sur le Mondial

Le président octogénaire, qui a brièvement joué au football dans sa jeunesse, avait provoqué une polémique pendant le tournoi, après avoir confirmé avoir téléphoné à Gianni Infantino pour faire annuler le carton rouge infligé à un joueur de l'équipe américaine, Folarin Balogun.

Cette décision avait permis à l'attaquant d'être aligné contre la Belgique en huitième de finale, un match finalement remporté par les Diables rouges (4-1).

Malgré un déluge de critiques mettant en cause l'équité de la compétition, le président américain a considéré qu'elle avait "peut-être été l'événement sportif le plus réussi de toute l'histoire du monde".

"C'était incroyable", s'est réjoui Donald Trump vendredi lors d'une réception de la Fifa donnée à la Trump Tower à New York.

Il a également affirmé que la Coupe du monde avait contribué à populariser le "soccer" aux États-Unis, où le baseball, le basket et le football américain restent rois.

"Il s'est avéré que nous étions un pays de football, et je pense que cela va perdurer", a relevé Donald Trump.

Donald Trump l'indésirable sifflé lors de la finale du Mondial aux États-Unis
Le président américain Donald Trump et le président de la FIFA, Gianni Infantino, à l'issue de la finale de la Coupe du monde de football opposant l'Espagne à l'Argentine à East Rutherford, dans le New Jersey, le 19 juillet 2026. © Jacquelyn Martin, AP

En 2025 déjà, alors qu'il venait de remettre le trophée du nouveau Mondial des clubs dans le même stade d'East Rutherford aux joueurs de Chelsea, sa présence sur l'estrade pendant que les joueurs célébraient en dansant avait pour le moins étonné.

Le président républicain, qui a reçu Gianni Infantino à maintes reprises depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, s'est plusieurs fois vanté d'avoir obtenu l'organisation de la Coupe du monde par les États-Unis et celle des Jeux olympiques à Los Angeles en 2028 durant son premier mandat.