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"Nous n'avons jamais douté" : les Espagnols savourent leur sacre au Mondial 2026
Malgré les difficultés, les joueurs de la Roja défendent s'être "battus comme des animaux" pour remporter la Coupe du Monde face à l'Argentine, dimanche. "On savait qu'il allait falloir souffrir", reconnaît le sélectionneur De la Fuente, mais "nous n'avons jamais douté", insiste Mikel Oyarzabal, meilleur buteur de l'équipe. La Maison Royale les a félicités pour avoir "porté le nom de l'Espagne au sommet".
Mikel Merino soulève le trophée de vainqueur de la Coupe du Monde après la victoire de son équipe face à l'Argentine en finale à East Rutherford, dimanche 19 juillet 2026. © Elsa, Getty Images via AFP

Persévérance, ténacité, confiance en eux, reconnaissance de l'adversité : autant de qualités qui ont mené les joueurs espagnols jusqu'à leur sacre en Coupe du Monde. Ils ont battu, dimanche 19 juillet, les Argentins en finale. "On savait qu'il allait falloir souffrir", rappelle le sélectionneur Luis De la Fuente qui salue des joueurs au "potentiel et talent exceptionnels". En face, le sélectionneur de l'Argentine Lionel Scaloni a reconnu la supériorité de la Roja : "ils étaient meilleurs que nous".

Le fil du match: Espagne - Argentine : la Roja sacrée après avoir éteint l'Albiceleste

  • "Nous n'avons jamais douté", assure Mikel Oyarzabal

"Il y a un mois, les gens doutaient que ce soit possible, nous, nous n'avons jamais douté", a déclaré l'attaquant Mikel Oyarzabal, meilleur buteur de l'Espagne au Mondial-2026. "Nous n'avons pas conscience de l'ampleur, non seulement du fait d'être champions du monde, mais aussi de l'avoir réussi après le championnat d'Europe", remporté en 2024, a-t-il ajouté en zone mixte après la victoire contre l'Argentine (1-0 a.p.).

Le capitaine de la Real Sociedad, qui a reconnu avoir pleuré pendant "dix minutes" après le coup de sifflet final, a évoqué son "bonheur" et sa "fierté" d'avoir conquis une seconde étoile pour l'Espagne, après le sacre de 2010 en Afrique du sud.

Il a aussi minimisé l'importance de ses cinq buts dans la compétition. "Ce qui restera dans l'histoire, c'est l'étoile, la médaille. Je suis heureux d'avoir aidé l'équipe, heureux pour Ferran (Torres, auteur de l'unique but de la finale), pour tout ce qu'on dit de lui : de la même manière qu'on a le but d'Iniesta (en 2010), on aura celui de Ferran pour longtemps", a déclaré le joueur basque.

  • Ce fut "le tournoi le plus difficile de l'histoire" de la compétition, estime Rodri

"Nous sommes sur un nuage. Je ne peux que remercier Dieu pour tout ce qu'il m'a donné. Ce groupe est sensationnel. Nous sommes champions du monde ! C'est incroyable de le dire. C'est le tournoi le plus difficile de l'histoire de la Coupe du monde", a estimé le milieu de terrain Rodri, capitaine de l'Espagne, à la télévision espagnole sur TVE.

Rodri, désigné meilleur joueur du Mondial-2026, a rappelé que la Roja avait affronté en finale "une équipe qui a le meilleur joueur de l'histoire", Lionel Messi, et qu'elle a "dominé le match aujourd'hui".

  • "Nous nous sommes battus comme des animaux", assure Pedro Porro

"C'est un spectacle de voir cette équipe jouer, depuis la première minute de cette Coupe du monde jusqu'à la 125e de la prolongation (contre l'Albiceleste, NDLR), nous nous sommes battus comme des animaux", a analysé le latéral gauche espagnol Pedro Porro au micro de la radio espagnole Cope.

Le joueur de Tottenham, qui était sur le banc lors du premier match de l'Espagne avant d'en devenir l'un des titulaires, a aussi tenu à saluer "le fair-play" des supporters argentins même lorsque "le match s'est terminé". "Ils sont incroyables. Maintenant c'est l'heure de faire la fête, nous sommes champions et nous allons célébrer cela tous ensemble en Espagne", a-t-il ajouté.

  • "Mon but, c'est celui de 47 millions de personnes", déclare Ferran Torres

"Ce n'est pas mon but, c'est celui de 47 millions de personnes", a assuré Ferran Torres, auteur de l'unique but de la finale. "C'est le destin. On a gagné pour notre peuple", a poursuivi l'attaquant barcelonais, 26 ans, cité par la FIFA.

"C'est une libération de marquer pour moi mais comme je l'ai dit, c'était écrit. Dieu m'a donné la force de continuer et Dieu donne à ceux qui méritent", a poursuivi Torres, qui n'avait pas marqué dans le tournoi avant cette finale.

  • "On savait qu'il allait falloir souffrir", dit De la Fuente

"On aurait dû marquer plus tôt mais le gardien a fait plusieurs arrêts. On aurait dû être meilleurs dans la finition mais c'est une finale de Coupe du monde et on savait qu'il allait falloir souffrir", a déclaré le sélectionneur Luis de la Fuente. L'entraîneur s'est dit "très fier, surtout pour cette génération de joueurs qui ont grandi avec l'idée d'être la meilleure équipe, de donner le meilleur et de donner l'exemple en tant que groupe, équipe, famille."

"Ces joueurs ont un potentiel et un talent exceptionnels. C'est un honneur de les avoir accompagnés. Je suis très ému. Ces joueurs ont tout gagné et ils sont un exemple pour l'Espagne et la jeunesse espagnole", a-t-il ajouté.

  • "Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet", salue la Maison royale

"Vous avez porté le nom de l'Espagne au sommet", a salué la Maison royale espagnole. "Cette étoile est la récompense d'un parcours aussi long qu'exigeant, accompli avec effort, sacrifice, constance et un engagement exemplaire à chaque match. Aujourd'hui, nous célébrons un titre. Demain, nous nous souviendrons d'une légende."

  • "Ils étaient meilleurs que nous", admet Scaloni

"Ils étaient meilleurs que nous, c'est la vérité", a dit le sélectionneur de l'Argentine, Lionel Scaloni lors de la conférence de presse d'après-match au MetLife Stadium, avant de saluer ses joueurs. "Je garderai précieusement le souvenir de ce qu'ils ont accompli, et de la valeur du fait d'être arrivés jusqu'ici."

"Nous sommes dignes dans la victoire, et nous devons l'être dans la défaite. Aujourd'hui, nous montrons que nous savons perdre", a poursuivi Scaloni. "C'était un rêve pour tout le monde, nous avons essayé jusqu'à l'ultime minute. Nous avons perdu ce match et nous l'acceptons, mais cela ne signifie pas que nous cessons de vivre ou que nous oublions tout ce que nous avons fait pour arriver jusqu'ici."

Avec AFP