
Des manifestants brandissent des drapeaux transgenres devant la Cour suprême des États-Unis, à Washington, D.C., aux États-Unis, le 13 janvier 2026. © Kevin Lamarque, Reuters
La plus haute juridiction américaine a tranché. Les sportives transgenres ne pourront plus participer aux compétitions féminines à l'université et à l'école aux États-Unis, selon la décision prise mardi 30 juin par la Cour suprême américaine. Le président américain, Donald Trump, a salué sur Truth Social une "grande victoire".

Les États républicains de l'Idaho (nord-ouest) et la Viginie-Occidentale (est) "peuvent déterminer l'éligibilité pour les compétitions féminines en se basant sur le sexe biologique", a validé la Cour suprême. Aux États-Unis, plus de la moitié des États ont déjà adopté des lois en ce sens.
Cette décision de la Cour suprême est la dernière en date à restreindre les droits des personnes transgenres, mis à mal par des États conservateurs mais aussi par l'administration de Donald Trump.
Le républicain a en effet multiplié depuis son retour au pouvoir les mesures contre la communauté LGBT+, assimilant la transidentité à un "délire", et signant dès son investiture le 20 janvier 2025 un décret selon lequel son administration ne reconnaissait plus que l'existence de "deux sexes, masculin et féminin", définis à la naissance.
En 2025, la Cour suprême avait déjà permis au Tennessee (sud) d'interdire aux mineurs transgenres l'accès aux traitements de transition, considérant que la loi adoptée en la matière par cet État ne présentait pas de caractère discriminatoire.
Discrimination
Les juges se prononçaient mardi sur deux affaires distinctes dans lesquelles des juridictions inférieures avaient donné raison à deux jeunes athlètes transgenres s'étant vu interdire de concourir.
Les États conservateurs justifiaient ces interdictions afin de préserver, selon eux, une compétition équitable et d'assurer la sécurité des athlètes, des arguments que réfutaient les plaignantes, qui se considéraient discriminées.
"Je joue pour mon école pour la même raison que les autres jeunes de mon équipe d'athlétisme : me faire des amis, m'amuser et me dépasser", avait confié Becky Pepper-Jackson, 15 ans, originaire à l'association de défense des droits civiques ACLU. "Tout ce que j'ai toujours voulu, c'est avoir les mêmes opportunités que mes camarades".
Selon Kathleen Hartnett, l'avocate de Lindsay Hecox, les traitements de réduction du taux de testostérone pris par sa cliente auraient annulé son éventuel avantage physiologique de naissance.
Avec AFP
