
Cette photo, diffusée par l'agence de presse omanaise, montre le sultan d'Oman, Haïtham ben Tarik (à droite), recevant le président du Parlement iranien et négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Mascate, le 23 juin 2026. © AFP
Oman et l'Iran vont se pencher sur les coûts de la future gestion du détroit d'Ormuz, selon un communiqué conjoint qui souligne leur souveraineté sur cette voie maritime stratégique verrouillée par Téhéran pendant la guerre.
Les deux pays, "en tant qu'États riverains, ont réaffirmé leur engagement à maintenir un passage sécurisé à travers le détroit (...) tout en soulignant leur souveraineté et leurs droits souverains sur leurs eaux territoriales", selon ce texte publié mardi 23 juin à l'issue d'une visite d'une délégation iranienne à Mascate.
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Ils ont convenu "de poursuivre leur dialogue sur cette question par le biais d'un groupe de travail conjoint, afin de parvenir à un accord sur la future administration de la navigation, les services qui seront fournis et les coûts associés, conformément aux normes internationales", ajoute le texte.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf ont été reçus par le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq.
Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement, par les États-Unis et Israël le 28 février, de la guerre contre l'Iran, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.
Le protocole d'accord, signé la semaine dernière par Washington et Téhéran, prévoit la réouverture sans frais du détroit. Mais l'Iran compte facturer à terme des droits de redevance sur Ormuz qui, a averti Mohammad Bagher Ghalibaf, ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre.
Avec AFP
